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Travailleuses du sexe, migrantes...

VIH : les femmes à risque n'ont pas suffisamment accès à la PrEP

Alors qu’elles représentent 30 % des nouvelles contaminations, les femmes n’ont constitué que 0,7 % des prescriptions de PrEP.

VIH : les femmes à risque n'ont pas suffisamment accès à la PrEP Jeff Chiu/AP/SIPA

  • Publié 08.03.2017 à 12h40
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Elle s’est frayée un chemin parmi les hommes. La PrEP, que certains décrivent comme le « préservatif chimique » - bien qu’il ne protège que du VIH et pas des autres IST – s’installe en France en tant qu’outil de lutte contre les nouvelles infections, parmi la panoplie de méthodes préventives.

Depuis janvier 2016, ce médicament peut être prescrit aux personnes exposées à un haut risque de contracter le VIH par voie sexuelle. Ce traitement a d’abord fait l’objet d’une recommandation temporaire d’usage afin de suivre et d’évaluer les débuts de la PrEP en France (prophylaxie pré-exposition). En un an, plus de 3000 personnes en ont bénéficié. Parmi elles, très peu de femmes. 

"Non sens"

Selon l’association AIDES qui s’alerte de cette absence, les femmes ne présentent que de 0,7 % des bénéficiaires de la PrEP…. Alors que parmi les nouvelles contaminations que l’on déplore chaque année, 30 % sont des femmes.

« En France, certaines femmes sont toujours particulièrement exposées au VIH : c’est notamment le cas des femmes migrantes d’origine africaine, des femmes trans et des travailleuses du sexe. Celles-ci doivent être considérées comme des publics prioritaires et bénéficier d’un accès facilité à l’ensemble des outils de prévention, à commencer par l’un des plus innovants : la PrEP », insiste AIDES dans un communiqué.

Ainsi, pour l’association, la faible inclusion des femmes dans la PrEP relève du « non-sens ». « L’épidémie reste très active parmi certains groupes de femmes : une femme migrante d’origine africaine a par exemple 69 fois plus de risques d’être contaminée que la population générale. La PrEP représenterait pour ces femmes un outil de protection particulièrement efficace et constituerait un moyen supplémentaire de s’émanciper du bon vouloir de leurs partenaires en matière de prévention », souligne Catherine Aumond, vice-présidente de AIDES.

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Campagnes ciblées

L’association appelle ainsi les pouvoirs publics à « tout mettre en œuvre pour une meilleure appropriation de cet outil parmi les femmes les plus concernées ». Cela passe par l’évolution des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) et « l’inclusion explicite des femmes les plus exposées dans la liste des publics prioritaires de la PrEP, conformément aux recommandations de l’OMS ».

AIDES appelle également à la mise en place de projets de recherche dédiés, de recueils de données et de campagnes d’information et de sensibilisation ciblées.

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