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Feu vert du Sénat pour les sages-femmes

Une IVG sur deux est médicamenteuse

Le Sénat a voté une disposition autorisant les sages-femmes à pratiquer des IVG médicamenteuses. En France, 50 % des IVG sont réalisées par ce moyen.

Une  IVG sur deux est médicamenteuse 20 MINUTES/SIPA

  • Publié 29.09.2015 à 18h19
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Les sages-femmes seront bientôt habilitées à pratiquer des IVG médicamenteuses. En plein examen du projet de loi santé, les sénateurs ont voté en faveur de la disposition autorisant la profession à pratiquer cette intervention (article 31).

Dans un premier temps, la Commission des Affaires sociales avait supprimé le texte, mais les sénateurs l’ont réintégré dans le projet de loi en séance plénière. Dans un communiqué, l'Ordre des sages-femmes s’est réjouit de cette décision qui « facilitera l'accès à ce droit pour nombre de nos concitoyennes ».

Deux médicaments différents 

En 2013, 229 000 IVG ont été pratiquées en France, dont la moitié par le biais d’une intervention médicamenteuse. L'IVG médicamenteuse consiste en une prise de deux médicaments différents. Le premier, la mifépristoneou RU 486 (1), interrompt la grossesse. Le second, le misoprostolprovoque, expulse l'embryon. Elle fait l’objet de deux consultations médicales différentes, précise l’Assurance Maladie sur son site.

L’IVG médicamenteuse peut se pratiquer en médecine de ville (cabinet médical, centre de santé, planning familial) jusqu'à la fin de la septième semaine de grossesse (neuvième semaine d'aménorrhée). Au-delà, il faut se rendre dans un établissement de santé (hôpital ou clinique), jusqu'à la fin de la cinquième semaine de grossesse (septième semaine d'aménorrhée).

L’intervention est efficace à environ 95 % et comporte très peu de risques de complications. En revanche, au-delà de sept semaines d'aménorrhée, son efficacité diminue. L’IVG médicamenteuse est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, mais la patiente (ou les complémentaires) peut être menée à prendre en charge les frais des consultations préalables.

Ces dernières ont pour objectif fournir aux femmes un « délai de réflexion » avant de pratiquer une IVG, qui devrait toutefois être supprimé. En effet, les sénateurs – et avant eux, les députés- ont voté en faveur de la disparition de ce délai, jugé infantilisant.

 

(1) La mifépristone est un stéroïde de synthèse à action antiprogestative. Elle est utilisée notamment dans les interruptions de grossesse, souvent en association avec le misoprostol.

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