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Grève des médecins : le ton se durcit

Les médecins libéraux exigent des concessions, et menacent de poursuivre leur grève. Le ministère de la Santé, lui, se réjouit d’une situation normale aux urgences.

Grève des médecins : le ton se durcit DURAND FLORENCE/SIPA

  • Publié 28.12.2014 à 11h32
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Les médecins libéraux ne décolèrent pas. Le mouvement de grève entamé le mardi 23 décembre devrait se poursuivre jusqu’au 31 décembre - et même au-delà du 1er janvier 2015, selon des communiqués croisés de la FMF (Fédération des Médecins de France) et de la CSMF (Confédération des syndicats des médecins français), les principaux syndicats de médecins libéraux.

« Près de 80% des cabinets sont fermés, y compris dans les DOM », se réjouit la CSMF, qui appelle les grévistes à persévérer et à exprimer publiquement leur colère. « Cette mobilisation démontre l’exaspération et la détermination de la profession à obtenir des avancées réelles et profondes pour la médecine de ville, aujourd’hui gravement menacée », peut-on ainsi lire dans un communiqué.

"Aucune proposition a minima"
Les médecins libéraux tentent de faire pression sur le Ministère de la Santé afin d’obtenir une réécriture du projet de loi Santé. Les grévistes, outrés par les concessions faites aux urgentistes, espèrent que le gouvernement se montrera aussi clément avec eux. « La Ministre devra trouver des moyens au moins proportionnellement équivalents à ceux dégagés en quelques heures pour les urgentistes hospitaliers public », écrit la CSMF, qui «  n’acceptera pas des propositions a minima qui ne seraient pas à la hauteur des enjeux ».

Ces « propositions » devront ainsi porter sur la généralisation du tiers payant, que les médecins libéraux rejettent avec force. Ces derniers demandent « l’ouverture urgente d’une négociation tarifaire débouchant sur la revalorisation des actes médicaux ». Sans quoi, le mouvement se poursuivra.

Pas de "difficultés particulières" aux urgences
Mais les menaces des grévistes ne semblent pas paniquer le gouvernement. En cette « semaine nationale sans médecins libéraux », le ministère de la Santé s’est réjouit dans un communiqué « qu'aucune difficulté particulière dans la prise en charge des malades n'ait été signalée à ce jour sur l'ensemble du territoire ».

La ministre de la Santé a appelé les citoyens à contacter leur médecin traitant en cas de besoin, puis le Samu en second recours. Pour autant, « les effectifs des services d’urgence tendent à rejoindre ceux observés au cours des deux années précédentes à la même période », indique le communiqué. Une manière élégante de dire que la grève des médecins libéraux est loin d'avoir l'effet escompté.

Les médias pointés du doigt
Ce que réfute la CSMF. « Les centres de régulation libérale font face à un afflux d’appel exceptionnel », affirment les auteurs du communiqué. Mais « pour la première fois, comme par hasard, la presse ne se fait pas l’écho de la surcharge des urgences hospitalières pendant les fêtes, alors que c’était devenu un marronnier. De là à penser que le silence faisait partie de l’accord…. », s’interrogent-t-ils.

Les médias, tous dans le coup ? Certains ont malgré tout donné dans l’éternel « marronnier ». Ouest France évoque une « légère hausse des entrées à Noël » aux urgences de Saint-Nazaire. Le journal Paris Normandie note une « surcharge » au groupe hospitalier du Havre… « qu’il est difficile de lier à la grève car la fin d’année est traditionnellement une période où les médecins de ville sont en vacances ».

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