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QUESTION D'ACTU

Des formations en plein essor

Des professionnels manifestent contre les écoles de médecine privées

Entre 2000 et 5000 médecins et étudiants en médecine sont descendus dans la rue pour demander la fermeture du Clesi, une école privée formant aux métiers de la santé.

Des professionnels manifestent contre les écoles de médecine privées (illustration) SEVGI/SIPA

  • Publié 15.03.2014 à 13h09
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Les professionnels de la santé ont exprimé leur colère ce vendredi . Entre 2100 et 5000 manifestants selonselon la police ou les organisateurs sont venus battre le pavé parisien pour demander la fermeture des antennes du Centre libre d'enseignement supérieur international (Clesi), une école de médecine privée, autrefois appelée "centre universitaire privé" Fernando-Pessoa.

Plusieurs syndicats, l'ordre des chirurgiens-dentistes, des kinésithérapeutes et des associations d'étudiants ont protesté contre les formations privées aux métiers de la santé qui se développent en France et qui, selon les manifestants, court-circuitent les formations officielles réglementées. Pour les professisonnels, il s'agitd'un contournement des numerus clausus (le quota d'étudiants admis à l'issue de la première année de médecine, commune aux futurs médecins, dentistes et sages-femmes).

Deux centres Clesi ont ouvert en France, le premier à Toulon, en novembre 2012, et le second à Béziers, en novembre 2013. Ils proposent chacun des formations de pharmacien, de dentiste ou d'orthophoniste, moyennant des frais de scolarité de 6 500 à 9 000 euros par an, à une centaine d'étudiants. Et ce sans concours, ce que critiquent les professionnels de santé qui étaient dans la rue vendredi. A la fin du cursus, ces établissements délivrent un diplôme portugais - ils sont en effet issus de l'université portugaise privée Fernando-Pessoa, et sur les 5 ans d’études, 3 se passent sur le campus portugais - valable dans toute l’Europe.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a affirmé qu'elle allait signer, avec son homologue de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, un arrêté obligeant les établissements d'enseignement privés « à se mettre en conformité dans un délai de six mois avec la loi de juillet 2013 ou à fermer ». Cette loi oblige les établissement dispensant des formations médicales privées à conclure une convention avec un établissement public de santé ou un établissement de santé privé d'intérêt collectif (Espic) d'une part, et une université comprenant l'une des composantes enseignées, d'autre part. Appliquée, cette loi permettrait d’avoir un regard et un contrôle des enseignements dispensés dans ces établissements.

Un 3e établissement, l'Institut supérieur européen d'enseignement privé (Iseep), lui aussi rattaché à l’université privée Fernando-Pessoa, a annoncé vouloir s’implanter à Gennevilliers, en région parisienne.

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