ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Méningite : un 4e décès en Paca mais pas d'épidémie

Méningite : un 4e décès en Paca mais pas d'épidémie

Par Cécile Coumau

La méningite a fait une 4ème victime dans la région Paca. Il s'agit d'un jeune homme de Fréjus qui avait été transféré à l'hôpital Lenval de Nice fin février. En trois semaines, le bilan pour la seule région Paca est lourd, et tous les médias relaient l'information. D'autant que cette forme foudroyante de la maladie fait évidemment très peur.


Mais l'Agence régionale de santé tient à rassurer la population. En effet, elle a fait savoir que « bien que la survenue des cas d'infection invasive à méningocoque mobilise les autorités sanitaires et les professionnels de santé, la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur ne connaît pas une situation épidémique ». Douze cas de méningite ont été répertoriés dans la région depuis le début de l'année, mais comme le souligne le site de BFMTV, « les analyses ont montré que les souches du virus ou sérogroupes contractés par ces différentes personnes sont bel et bien distincts ». Les personnes ayant contracté la maladie ne se connaissaient pas, « sauf pour le cas de l'homme de 29 ans et de son beau-frère de 22 ans, décédés fin février à Nice ».


En réalité, on recense chaque année des centaines de cas de méningites bactériennes ou virales. Le méningocoque de type B, la bactérie à l’origine du dernier décès, est responsable de plus de 70 % des 600 cas de méningites bactériennes qui surviennent chaque année en France. 


Par ailleurs, même si, lorsqu'un diagnostic de méningite à méningocoque est posé, les autorités se mobilisent pour retrouver les personnes qui ont été en contact rapproché avec le malade afin de les traiter préventivement, cela ne doit pas alarmer. En effet, comme le rappelait l'ARS Paca dans un précédent communiqué, « le méningocoque se transmet par l'intermédiaire des postillons et lors de contacts directs, proches et prolongés ou répétés », mais la bactérie ne survit pas en dehors du corps humain, ni dans l'air, ni sur les objets. Le risque de transmission de la maladie dans les lieux publics est donc faible.