- Tout comme les infirmiers, les sage-femmes ou encore les pharmaciens, les kinésithérapeutes pourront réaliser les bilans de prévention dès octobre 2026.
- Ces professionnels, qui suivent régulièrement leurs patients et disposent d'une expertise reconnue en activité physique, mobilité, vieillissement et prévention des maladies chroniques, pourront repérer plus précocement les facteurs de risque et orienter les patients si nécessaire.
- "Cette évolution réglementaire marque une étape importante pour la profession", selon Pascale Mathieu, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes.
Après les sage-femmes, les infirmières et les pharmaciens, ce sont désormais les masseurs-kinésithérapeutes qui vont être habilités à réaliser les bilans prévention. Pour rappel, le dispositif "Mon Bilan Prévention", déployé par le ministère en charge de la Santé et l’Assurance Maladie, permet de faire le point, pendant 30 à 45 minutes, sur ses habitudes de vie avec un professionnel de santé pour vivre plus longtemps en bonne santé. Depuis 2024, cette démarche est généralisée sur l’ensemble du territoire et ouvert aux assurés sociaux qui ont entre 18 et 25 ans, 45 et 50 ans, 60 et 65 ans et 70 et 75 ans.
Lors de ces rendez-vous, pris en charge par l’Assurance Maladie sans frais à avancer, de nombreuses thématiques de santé peuvent être abordées : alimentation, activité physique, consommations de tabac ou d’alcool, sommeil, bien être mental ou encore, santé sexuelle. "Vous pourrez ainsi bénéficier de conseils personnalisés pour comprendre et agir sur ce qui influence votre santé, suivre des actions de dépistage et donc lutter contre l’apparition de maladies telles que le diabète ou encore les maladies cardiovasculaires et certains cancers", indique le ministère de la Santé.
Bilan prévention : le dispositif étendu aux kinésithérapeutes
Un arrêté du 28 juillet 2026, publié au Journal officiel le 2 août 2026, ouvre officiellement la possibilité, pour les kinésithérapeutes, de réaliser les entretiens de prévention dès octobre. D’après le ministère, ces professionnels de santé "disposent d’une expertise reconnue en matière d’activité physique, de prévention de la perte d’autonomie, de santé musculo-squelettique et de promotion des comportements favorables à la santé", et leur participation "contribuera à renforcer l’accessibilité du dispositif."
"L’ouverture du dispositif aux kinésithérapeutes répond à une demande de longue date de l’Ordre. Elle reconnaît pleinement la place des kinésithérapeutes au cœur du dispositif de prévention et leur capacité à accompagner chacun, à tous les âges de la vie, pour mieux prendre soin de sa santé au quotidien. (…) Cette évolution réglementaire marque une étape importante pour la profession", a déclaré Pascale Mathieu, présidente du Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes.
Comment ça marche le "bilan prévention" ?
Concrètement, le patient doit prendre rendez-vous avec son kinésithérapeute. Pour préparer en amont cette consultation, il peut remplir un auto-questionnaire sur ses habitudes de vie, ses principaux facteurs de risques et ses aspirations depuis son profil Mon espace santé. À partir des informations données, le soignant repère des risques, propose des changements de comportement, d’éventuelles analyses et, en cas de besoin, oriente le patient vers une prise en charge. Un "plan d’action personnalisé" est établi et transmis au médecin traitant.


