- Le bon réflexe consiste à soulager seulement si les signes sont simples, et à consulter vite si quelque chose paraît inhabituel.
- Il faut éviter l’aspirine et les anti-inflammatoires lorsque la cause du mal de ventre n’est pas claire.
- Il faut consulter dans la journée en cas de fièvre, vomissements, impossibilité d’aller à la selle ou d’émettre des gaz.
Le traitement dépend d’abord de la cause. Un mal de ventre après un repas trop copieux ne se gère pas comme une appendicite, une intoxication alimentaire, une colique néphrétique, une gastro-entérite ou un problème gynécologique. Le bon réflexe consiste donc à soulager seulement si les signes sont simples, et à consulter vite si quelque chose paraît inhabituel.
Ce que l’on peut faire soi-même
Si la douleur est modérée, connue, sans fièvre ni vomissements importants, on peut commencer par des gestes simples : se reposer, boire de l’eau, manger léger, éviter alcool, café, boissons gazeuses, plats gras, épicés ou très acides. L’Assurance Maladie conseille, en cas de maux d’estomac, de limiter les repas trop copieux, de manger lentement, à heures régulières, et de réduire alcool, café, thé, boissons énergisantes ou gazeuses. (Ameli)
En cas de nausées, mieux vaut fractionner : petites gorgées, petites portions, aliments peu odorants, reprise progressive. Il faut éviter de s’allonger juste après avoir mangé et rester assis 30 à 60 minutes après la prise alimentaire, car la position couchée peut aggraver les nausées. (Ameli)
Prudence avec l’automédication
On peut demander conseil au pharmacien pour un antispasmodique ou un traitement ponctuel contre les brûlures d’estomac. En revanche, il faut éviter l’aspirine et les anti-inflammatoires lorsque la cause du mal de ventre n’est pas claire, car ils peuvent aggraver certaines maladies digestives. L’Assurance Maladie recommande plutôt le paracétamol en respectant strictement les doses, mais rappelle qu’il n’est pas anodin en cas de surdosage ou de maladie du foie. (Ameli)
Il ne faut pas non plus reprendre un ancien médicament contre les nausées sans avis, surtout chez l’enfant, la femme enceinte, la personne âgée ou en cas de maladie chronique.
Quand appeler ou consulter ?
Il faut appeler le 15 ou le 112 si la douleur est brutale, intense, “en coup de poignard”, si le ventre est très dur, si la douleur s’étend vers la poitrine, le cou ou les épaules, si elle suit un traumatisme, ou si elle s’accompagne d’un malaise, d’un essoufflement, de vomissements de sang ou d’une grossesse avec douleur inhabituelle. (Ameli)
Il faut consulter dans la journée en cas de fièvre, vomissements, impossibilité d’aller à la selle ou d’émettre des gaz, difficulté à uriner, jaunisse, sang dans les selles, selles noires, douleur persistante empêchant les activités habituelles ou retard de règles inhabituel. (Ameli)
En été, on banalise vite un “mal au ventre”. La bonne règle : si la douleur est nouvelle, intense, persistante ou accompagnée d’un signe général, on ne la traite pas seul.


