• CONTACT

QUESTION D'ACTU

Moustiques

Premier cas autochtone de chikungunya : que sait-on ?

Un premier cas autochtone de chikungunya a été identifié dans le Tarn, marquant la première transmission locale recensée cette saison dans l’Hexagone.

Premier cas autochtone de chikungunya : que sait-on ? Kwangmoozaa/iStock




L'ESSENTIEL
  • Dans le Tarn, une personne a été contaminée par le chikungunya sans avoir voyagé dans une zone où le virus circule, ce qui signifie que la transmission a eu lieu localement via un moustique-tigre infecté.
  • "Il s’agit de la première détection de la circulation du virus chikungunya en France hexagonale en 2026."
  • Pour prévenir cette maladie virale transmise par les moustiques, il convient de se protéger de leurs piqûres (vêtements longs, répulsifs cutanés, moustiquaires).

87. C’est le nombre de personnes ayant contracté le chikungunya en France métropolitaine depuis le 1er mai. Jusqu’à présent, les cas étaient "importés". En clair, les patients ont été piqués par un moustique infecté lors d'un voyage (La Réunion, l’Île Maurice, Guyane, Mayotte, Madagascar…) et ont développé cette pathologie virale après leur retour en France.

Chikungunya : un premier cas autochtone détecté dans le Tarn

Dans un récent bulletin de surveillance, Santé publique France signale qu’un cas autochtone de chikungunya a été identifié dans le Tarn, en Occitanie. La personne touchée n'a pas voyagé dans une zone où le virus circule. Elle a été contaminée en France, après avoir été piquée par un moustique tigre qui avait lui-même préalablement piqué une personne infectée. "Il s’agit de la première détection de la circulation du virus chikungunya en France hexagonale, en 2026. Les investigations sont en cours."

L’autorité sanitaire précise que, lorsqu’un cas autochtone est identifié, les mesures de lutte antivectorielle sont renforcées avec la réalisation de traitements de démoustication dans un périmètre élargi. Une recherche active de cas, reposant sur la sensibilisation des professionnels de santé des secteurs concernés, de la population générale et des enquêtes ciblées en porte-à-porte dans le voisinage, est également mise en œuvre autour des foyers de cas autochtones afin de déterminer l’étendue de la transmission locale et ajuster le périmètre du traitement de lutte antivectorielle si nécessaire.

Comment se manifeste le chikungunya ?

Pour rappel, le chikungunya, tout comme la dengue et le Zika, est transmis par les moustiques Aedes (tigres), identifiables par leurs rayures noires et blanches. Dans l’Hexagone, ces insectes sont implantés dans 83 départements et actifs entre les mois de mai et de novembre. Ils piquent généralement pendant la journée, en particulier tôt le matin et avant le coucher du soleil. Chez les patients contaminés, la maladie peut passer inaperçue ou se manifester après une incubation moyenne de quatre à sept jours après une piqûre. L’infection se traduit par l’apparition soudaine d’une fièvre élevée (supérieure à 38.5°C) associée à des maux de tête ainsi qu’à d’importantes douleurs musculaires et articulaires touchant les extrémités des membres (poignets, chevilles, phalanges). "D’autres symptômes peuvent également être associés, tels qu’une conjonctivite, une éruption cutanée, des nausées", indique le ministère de la Santé.

La pathologie peut aussi évoluer vers une phase chronique marquée par des douleurs articulaires persistantes et incapacitantes. D’après l’Institut Pasteur, dans certains cas, des formes neurologiques graves peuvent survenir, notamment des méningo-encéphalites et des atteintes des nerfs périphériques. "Ces dernières sont principalement rencontrées chez des personnes âgées ou au système immunitaire affaibli, ainsi que chez des nouveau-nés infectés in utero en même temps que la mère. (…) La maladie est rarement mortelle."

Une prise en charge symptomatique

Pour l’heure, il n’existe pas de traitement curatif contre le chikungunya. La prise en charge médicale repose sur des anti-douleurs et des anti-inflammatoires. Afin d’éviter de contracter cette maladie, le meilleur moyen est de se protéger contre les piqûres de moustiques, avec le port de vêtements longs, l’utilisation de répulsifs cutanés et de moustiquaires.

Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

LES MALADIES

J'AI MAL

J ai Mal Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES