- Environ 35,6 % des femmes et 26,6 % des hommes américains déclarent s'exposer volontairement au soleil pour bronzer, malgré les risques bien établis des UV.
- La pratique est particulièrement fréquente chez les femmes de 18 à 29 ans, chez celles physiquement actives et qui déclarent une consommation importante d'alcool.
- Les personnes s'exposant volontairement au soleil présentent davantage de coups de soleil, ce qui renforce leur risque de développer un cancer cutané.
"Quelle est la prévalence du bronzage volontaire en extérieur et quels facteurs sont associés à ce comportement ?" C’est la question que se sont posés des chercheurs des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis à Atlanta. Pour en avoir le cœur net, ils ont mené une étude auprès de 31.615 adultes, âgés de plus de 18 ans, ayant participé à une enquête nationale en 2024. Les volontaires ont été interrogés sur la fréquence à laquelle ils cherchent à s'exposer au soleil pour bronzer lorsqu'ils passent du temps à l'extérieur (toujours, la plupart du temps, parfois, rarement ou jamais) et sur la survenue d'un coup de soleil, même sur une petite zone de la peau, au cours des 12 derniers mois. En outre, l’équipe a pris en compte des facteurs individuels, comme des caractéristiques démographiques et des comportements liés à la santé, tels que l'activité physique et la consommation d'alcool.
Bronzer au soleil, une pratique qui attire plus les femmes
D’après les résultats, la prévalence du bronzage volontaire en extérieur était de 30,2 % chez les femmes et de 26,6 % chez les hommes, avec des variations observées selon l'âge, l'origine ethnique, le niveau d'activité physique et la consommation d'alcool. Chez les femmes, les taux de prévalence les plus élevés ont été observés parmi celles âgées de 18 à 29 ans (48,1 %), les femmes blanches (41,3 %), celles peu sensibles au soleil (38,3 %), celles respectant les recommandations en matière d'exercices d'aérobie et de renforcement musculaire (39,5 %), ainsi que celles ayant une consommation d'alcool excessive ou épisodique importante (47,2 %). De même, chez les hommes, la prévalence était la plus élevée parmi les 18-29 ans (29,9 %), les hommes blancs (30,5 %), ceux sensibles au soleil (28,7 %), ceux respectant les recommandations d'activité physique (32,2 %) et ceux ayant une consommation d'alcool excessive ou épisodique importante (31,2 %).
Cancer de la peau : plus de risque chez les adeptes du bronzage ayant des coups de soleil
Les travaux, publiés dans la revue JAMA Dermatology, montrent que chez les femmes uniquement, la prévalence du bronzage volontaire en extérieur était liée au niveau d’études et à l’indice de masse corporelle. Plus précisément, elle était plus élevée chez celles ayant suivi des études supérieures partielles (37,5 %) et chez celles ayant un poids santé (38,7 %). En revanche, chez les hommes, une prévalence plus élevée a été observée parmi ceux qui étaient mariés ou en couple (25,8 %). "Le risque de coups de soleil était significativement plus élevé chez les adultes ayant déclaré pratiquer le bronzage intentionnel en extérieur que chez ceux ne le pratiquant pas, ce qui accroît leur risque de cancer de la peau."
Dans les conclusions, les auteurs indiquent que ces données soulignent la nécessité de prendre en compte le bronzage volontaire en extérieur dans le cadre de la prévention du cancer de la peau. "Les variations observées concernant les facteurs démographiques et comportementaux ouvrent des pistes pour de futures recherches et interventions."



