- Les neurones produisent de la dopamine, un neurotransmetteur qui leur permet de communiquer entre eux.
- Un déficit en dopamine, comme c’est le cas dans certaines maladies neurologiques comme celle de Parkinson, est à l’origine des troubles moteurs et cognitifs.
- Pour faciliter le dépistage des maladies neurologiques, des chercheurs ont mis au point un capteur électrochimique pour détecter les taux de dopamine dans les larmes.
Améliorer le dépistage, grâce à vos larmes ! Dans une nouvelle étude, publiée dans la revue American Chemical Society (ACS) Omega, des chercheurs ont mis au point un capteur électrochimique qui mesure le taux de dopamine présent dans le liquide lacrymal. À terme, ce dispositif pourrait permettre de dépister plus facilement certaines maladies neurologiques comme celle de Parkinson.
Mesurer le taux de dopamine pour dépister Parkinson
Les neurones produisent de la dopamine, un neurotransmetteur qui leur permet de communiquer entre eux. Mais cette substance est aussi impliquée dans le mouvement, l'apprentissage, la motivation et la régulation émotionnelle. Un déficit en dopamine, comme c’est le cas dans certaines maladies neurologiques comme celle de Parkinson, est donc à l’origine des troubles moteurs et cognitifs.
Actuellement, pour mesurer leur niveau de dopamine, les patients doivent faire des analyses de sang ou d’urine, voire parfois même s’équiper de dispositifs implantés. “Nous visons à faciliter la détection très précoce des troubles neurologiques, en permettant des interventions cliniques avant l'apparition de symptômes majeurs”, explique Neftalí Lênin Villarreal Carreño, l’un des auteurs, dans un communiqué.
Le capteur détecte les taux de dopamine, même à de très faibles niveaux
Pour faciliter le dépistage des maladies neurologiques, les chercheurs ont mis au point un capteur électrochimique capable de mesurer le taux de dopamine présent dans le liquide lacrymal. Ce dispositif, de la taille d’un timbre-poste, produit un signal électrique lorsqu’il est au contact de la dopamine.
Les scientifiques l’ont ensuite testé sur des larmes humaines artificielles, auxquelles ils ont ajouté de la dopamine. Résultats : le capteur a réussi à détecter précisément les taux de ce neurotransmetteur, même à des niveaux faibles comme c’est le cas chez les patients atteints de la maladie de Parkinson.
“Notre capteur est capable de détecter la dopamine à des taux bien inférieurs aux valeurs considérées comme normales chez une personne en bonne santé, et jusqu'à trois fois plus élevés, indique Lucas Minghini Gonçalves, co-auteur de l’étude. Cette capacité permet d'identifier très tôt les premières baisses de dopamine, ce qui est essentiel pour mettre en place des interventions thérapeutiques précoces et efficaces.”



