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Sédentarité : le vrai danger ne serait pas de rester assis... mais de ne jamais se lever

Rester assis longtemps sans interruption est associé à un risque accru de décès par cancer, mais quelques minutes de marche, de ménage ou d’étirements réparties dans la journée pourraient faire la différence, selon une étude sur la sédentarité.

Sédentarité : le vrai danger ne serait pas de rester assis... mais de ne jamais se lever Moon Safari / istock




L'ESSENTIEL
  • Une étude portant sur plus de 91.000 personnes associe les longues périodes passées assis à un risque accru de décès par cancer.
  • Interrompre régulièrement la sédentarité par une activité légère est lié à un risque plus faible.
  • Se lever régulièrement, marcher quelques minutes, s'étirer ou faire quelques tâches ménagères entre deux sessions de travail peuvent faire la différence.

Ce n’est plus à prouver : passer de longues heures assis, c’est mauvais pour la santé. Mais une nouvelle étude suggère aujourd’hui que le risque dépend aussi de la manière dont ce temps sédentaire est réparti. En effet, selon des chercheurs, les longues périodes passées sans bouger seraient associées à un risque plus élevé de décès par cancer, tandis que quelques minutes de mouvement régulier pourraient avoir un effet protecteur.

Rester assis longtemps d'affilée augmente le risque

Publiée dans la revue PLOS Medicine, cette recherche a été menée par le Professeur Frederick Ho, de l'Université de Glasgow (Royaume-Uni), avec plusieurs collègues. L’équipe a suivi plus de 91.000 participants de la UK Biobank pendant une durée médiane de 12 ans. Contrairement à de nombreux travaux basés sur des questionnaires, les volontaires portaient un accéléromètre au poignet pendant sept jours, permettant de mesurer précisément leurs mouvements. Les chercheurs ont défini comme "position assise prolongée" toute période d'au moins 30 minutes durant laquelle la personne restait inactive au moins 90 % du temps.

Résultat : chaque heure supplémentaire passée assis sans interruption était associée à un risque de décès par cancer supérieur de 9 %. Mais à l'inverse, les périodes de sédentarité interrompues régulièrement par quelques mouvements étaient liées à un risque plus faible de décès par cancer, ainsi que de certains cancers liés à l'obésité ou au diabète de type 2.

Les scientifiques ont modélisé différents scénarios. Il est notamment apparu que remplacer une heure quotidienne de position assise prolongée par une heure d'activité physique légère, comme marcher tranquillement ou effectuer des tâches ménagères, était associé à une diminution de 12 % du risque de décès par cancer.

Quelques minutes de mouvement peuvent suffire

"Les effets de la sédentarité sur la santé pourraient dépendre non seulement du temps total passé assis, mais aussi de la façon dont ce temps est accumulé, en longues périodes ou interrompu par de l'activité", expliquent les auteurs dans un communiqué. Ils rappellent que des études expérimentales ont déjà montré que quelques interruptions de la position assise améliorent le métabolisme du glucose et la sensibilité à l'insuline.

"Les recommandations actuelles mettent fortement l'accent sur l'exercice modéré ou intense, mais nos résultats montrent que les mouvements légers ne doivent pas être négligés", soulignent-ils. De futurs essais cliniques devront déterminer quelles stratégies permettent le mieux d'interrompre les longues périodes de sédentarité.

En attendant, le message est simple : il n'est pas toujours nécessaire de pratiquer un sport intensif. Se lever régulièrement, marcher quelques minutes ou s'étirer entre deux périodes de travail pourrait déjà contribuer à préserver sa santé sur le long terme.

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