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Protections solaires vendues à bas prix en ligne : faut-il s’en méfier ?

Petit prix, gros risques ? C'est le constat alarmant dressé par l'UFC-Que Choisir à propos des crèmes solaires "low cost" commercialisées sur les plateformes chinoises Temu, AliExpress et Shein.

Protections solaires vendues à bas prix en ligne : faut-il s’en méfier ? O_Lypa/iStock




L'ESSENTIEL
  • La grande majorité des crèmes solaires testées, vendues sur des plateformes comme Temu, Shein et AliExpress, sont jugées dangereuses ou non conformes (présence d’ingrédients interdits).
  • Pour 6 des 7 produits analysés, la protection contre les UV est souvent très inférieure à celle promise, ce qui expose les utilisateurs à un risque accru de coups de soleil et de cancers cutanés.
  • L’UFC-Que Choisir déconseille ainsi d'acheter des protections solaires sur ces sites et préconise de privilégier des produits vendus via des circuits de distribution plus contrôlés.

Durant les épisodes de forte chaleur, les UV sont particulièrement puissants. Pour protéger sa peau, il convient ainsi d’utiliser des produits solaires de haute protection (sous différentes formes : crème, huile, stick, gel ou lait), en complément du port de vêtements amples et longs et de la réduction de la durée d’exposition au soleil. Cependant, tous les écrans solaires ne se valent pas. Certains sont vendus en ligne, notamment sur les plateformes chinoises Temu, AliExpress et Shein, à des prix imbattables, mais à quel coût pour la peau ? C’est la question que se sont posés les experts de l’association de consommateurs, UFC-Que Choisir. Pour y répondre, ces derniers ont passé au crible 10 références de protection solaire achetées sur les trois sites.

Crèmes solaires à petits prix : tiennent-elles vraiment leurs promesses ?

Le verdict est sans appel : la majorité des produits ne sont pas efficaces et contiennent des substances nocives. Dans le détail, trois des produits été immédiatement retirés de la liste en raison de la présence de 4-MBC, un ingrédient interdit à la vente dans l’Union depuis le 1er mai 2026. "Il s’agit d’un perturbateur endocrinien interagissant à la fois avec le système thyroïdien et avec les œstrogènes." Sur les sept produits restants, six ne répondent pas aux promesses de protection affichées. Parmi eux, "quatre ne bloquent pas du tout les rayons UV ou si peu que ça revient au même. Notre laboratoire a en effet mesuré un dérisoire indice de protection de 2, voire moins ! Du jamais vu depuis que nous menons des tests de crèmes solaires. (…) Si nous pénalisons certaines pour un écart avec la promesse affichée, elles ne sont généralement pas défaillantes à ce point." Selon l’analyse, seulement un produit protège du soleil à hauteur de l’indice annoncé. Problème : celui-ci contient un ingrédient nocif, qui a lui aussi montré une perturbation des œstrogènes et de la fonction thyroïdienne.

"On s’expose à un risque non négligeable de cancer cutané"

Face aux résultats peu concluants des tests, certaines plateformes ont suspendu temporairement la vente des produits solaires dans l’UE ou promis de le faire. "Aucune ne s’est engagée à prévenir ceux qui les auraient déjà achetées de l’inefficacité des crèmes en question. (…) On sait désormais qu’en s’y fournissant en crème solaire, on s’expose à un risque non négligeable de cancer cutané. Nos résultats confirment qu’elles ne maîtrisent pas la conformité des produits qu’elles vendent. Et encore moins leur qualité, au vu du nombre effarant d’ingrédients indésirables présents", a signalé l’UFC-Que Choisir qui recommande de se procurer des écrans solaires par le biais de circuits de distribution plus contrôlés.

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