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Médicaments contre l’obésité

Qualité de vie et santé cardiaque : l’étude qui relativise les bienfaits des GLP-1

Les médicaments contre l'obésité, comme le Wegovy et le Mounjaro, ne permettent pas une amélioration significative de la santé cardiaque, et de la qualité de vie en général. 

Qualité de vie et santé cardiaque : l’étude qui relativise les bienfaits des GLP-1 zimmytws/ISTOCK

  • Publié le 09.07.2026 à 16h15
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Des médicaments contre l’obésité sont désormais autorisés en France. Prescrits depuis les années 2000 pour le diabète de type 2, leur utilisation pour la perte de poids s’est généralisée à travers le monde. Mais des incertitudes demeurent concernant les effets de ces traitements. Dans BMJ, des chercheurs démontrent qu’ils ne permettraient d’améliorer ni la santé cardiaque, ni la qualité de vie. 

Comprendre les bénéfices et les risques liés aux médicaments contre l'obésité 

Les travaux de cette équipe reposent sur l’analyse d’essais scientifiques. Au total, ils ont utilisé 262 études portant sur près de 100.000 participants, et rassemblant 19 médicaments contre l’obésité. "Les bénéfices évalués incluaient les variations du poids corporel, de la masse grasse et de la qualité de vie, tandis que les effets indésirables potentiels comprenaient les variations de la masse maigre, les troubles gastro-intestinaux, les affections de la vésicule biliaire et la fatigue", indiquent les auteurs. Ils précisent que les pertes de poids les plus importantes au bout d'un an ont été observées avec le tirzépatide (Mounjaro) et le CagriSema, suivis du sémaglutide oral (Wegovy). "Les médicaments en phase de développement — notamment le rétatrutide, l'ecnoglutide et le mazdutide — ont montré des effets importants sur la perte de poids, mais ces résultats reposent sur des données dont le niveau de certitude est faible ou très faible, observent les auteurs. Une perte de poids plus importante s'accompagnait systématiquement de taux plus élevés d'effets indésirables et d'arrêts de traitement, ce qui témoigne d'un arbitrage clair entre bénéfices et risques." 

En ce qui concerne les effets positifs, le sémaglutide administré par voie sous-cutanée a été le seul médicament associé à une réduction du risque de décès toutes causes confondues, d'infarctus du myocarde et d'insuffisance cardiaque. "Le tirzépatide a également réduit le risque d'insuffisance cardiaque de 51 %", précisent-ils. Ils concluent toutefois qu’aucun médicament n'a permis de réduire "de manière convaincante" l'incidence de l'insuffisance rénale ni d'entraîner une amélioration "cliniquement significative" de la qualité de vie.

Médicaments contre l'obésité : les décisions thérapeutiques doivent être individuelles 

Pour les scientifiques, cette analyse démontre que les décisions thérapeutiques doivent être individuelles en ce qui concerne les traitements contre l’obésité. Elles doivent reposer sur une mise en balance entre les bénéfices attendus, les risques, la charge du traitement et les préférences des patients. "Cette étude constitue une étape importante pour fournir des informations comparatives susceptibles d'éclairer les échanges entre patients et cliniciens au sujet des médicaments contre l'obésité, dans un contexte d'options thérapeutiques en évolution rapide", notent les auteurs. 

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