- En 2024, 7.398 enfants sont mort-nés ou décédés durant leur première semaine de vie, sur un total de 661.822 naissances.
- Cette année, la mortalité périnatale était plus élevée (11,2 pour 1.000 naissances) que sur les dix années précédentes, où elle s’établissait à environ 10,5 pour 1.000.
- Sur un total de 661.822 naissances, cela représente 11,2 nouveau-nés sur 1.000. 84 % des morts périnatales ont concerné des accouchements prématurés en 2024.
7.398 enfants sont mort-nés ou décédés durant leur première semaine de vie en 2024, selon les derniers chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), publiés ce mardi 7 juillet. Sur un total de 661.822 naissances, cela représente 11,2 nouveau-nés sur 1.000.
84 % des morts périnatales concerne un accouchement prématuré
En France, la mortalité périnatale a augmenté en 2024. Comme le précise la Drees, “après avoir fluctué entre 2014 et 2021 autour de 10,5 pour 1.000” naissances, ce nouveau rapport de 11,2 pour 1.000 est donc plus élevé que lors des dix dernières années.
Dans le détail, 82 % de ces décès concernaient des enfants nés sans vie par mort fœtale spontanée ou par interruption médicale de grossesse, soit 9,2 pour 1 000 naissances totales en 2024. Sur cette même année, les décès durant les sept premiers jours de vie représentaient 2 nouveau-nés sur 1.000.
Parmi les facteurs de risque, l’un des plus importants est la prématurité. En 2024, 84 % des morts périnatales ont concerné des accouchements ayant eu lieu avant 37 semaines d’aménorrhée. Selon la Drees, dans ce cas, le risque de mort périnatale 63 fois plus important comparativement aux naissances ayant lieu à terme.
La mortalité périnatale plus élevée chez les femmes de moins de 20 ans
“La mortalité périnatale est très dépendante de l’âge gestationnel, du type de grossesse (grossesse unique ou multiple) et de l’âge de la mère”, précise la Drees. Elle est en effet plus élevée chez les femmes de moins de 20 ans (18,1 pour 1.000) ou de 40 ans ou plus (17,6 pour 1.000). En cause notamment, pour les premières, des “conditions socio-économiques plus précaires ou un moins bon suivi de la grossesse”, tandis que les secondes sont plus à risque de complications pouvant entraîner le décès du bébé.
Enfin, dernière observation de la Drees : les régions ne sont pas touchées de la même manière par la mortalité périnatale. Elle s’élève à 12 pour 1.000 naissances dans les communes qui rassemblent le cinquième de la population la plus défavorisée, contre 9,5 pour 1.000 dans les communes où vivent les populations les moins défavorisées. Les départements d’Outre-Mer sont les plus touchés, avec 21 pour 1.000 naissances en Guadeloupe, contre 9,3 pour 1.000 en Auvergne-Rhône-Alpes.


