- En cas de forte chaleur, le corps se fatigue, perd de l’eau et des sels minéraux, et sa température peut monter.
- Le risque le plus grave est le coup de chaleur et dans ce cas, il s’agit d’une urgence médicale : il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112.
- Le bon réflexe n’est pas de “tenir le coup”, mais d’aider le corps à se refroidir.
La chaleur devient dangereuse quand les mécanismes naturels de refroidissement du corps sont dépassés. Pour se défendre, l’organisme dilate les vaisseaux sanguins à la surface de la peau, transpire davantage et déclenche la sensation de soif. C’est ce qu’on appelle la thermorégulation. Mais si l’exposition dure trop longtemps, si l’air est humide, si l’on fait un effort physique ou si l’on ne boit pas assez, ce système peut se dérégler. Le corps se fatigue, perd de l’eau et des sels minéraux, et sa température peut monter. (ANSM)
De la fatigue au coup de chaleur
Les premiers signes peuvent sembler banals : fatigue inhabituelle, maux de tête, vertiges, nausées, crampes, soif intense, sensation de faiblesse. Ils doivent pourtant être pris au sérieux, surtout pendant une période de fortes chaleurs. La déshydratation peut s’installer lorsque les pertes d’eau ne sont pas compensées : la bouche devient sèche, les urines se font plus rares et plus foncées, la personne peut devenir confuse, somnolente ou très faible. (Ameli)
Le risque le plus grave est le coup de chaleur. Il survient lorsque le corps n’arrive plus à évacuer la chaleur. Il peut s’accompagner d’une température très élevée, de troubles de la conscience, de convulsions ou d’une perte de connaissance. Dans ce cas, il s’agit d’une urgence médicale : il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112. (Ameli)
Pas seulement en plein soleil
Contrairement à une idée reçue, il n’est pas nécessaire d’être allongé sur une plage en plein soleil pour être en danger. La chaleur peut aussi devenir problématique dans un appartement mal ventilé, une voiture, une file d’attente, un transport bondé, un camping-car, une tente ou pendant une activité physique. Le risque augmente quand la chaleur dure plusieurs jours, notamment si les nuits restent chaudes et empêchent l’organisme de récupérer.
Tout le monde peut être concerné, mais certaines personnes sont plus fragiles : les nourrissons, les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies chroniques, les personnes prenant certains médicaments, les sportifs, les travailleurs exposés à la chaleur et les personnes isolées.
Les bons réflexes avant d’avoir soif
Le piège, en été, est d’attendre les premiers symptômes. Or, la prévention doit commencer avant. Il faut boire de l’eau régulièrement, même sans sensation de soif, rester au frais autant que possible, éviter les efforts aux heures les plus chaudes, porter des vêtements légers, se mouiller le corps et fermer volets ou rideaux pendant les heures d’ensoleillement. Santé publique France recommande aussi de limiter le café, le thé et d’éviter l’alcool, qui favorise la déshydratation. (Santé Publique France)
Chez une personne âgée, un bébé ou une personne fragile, un changement de comportement doit alerter : somnolence inhabituelle, refus de boire, agitation, grande fatigue, confusion. Il ne faut pas attendre que la situation s’aggrave.
La chaleur n’est donc pas un simple désagrément de saison. C’est un stress pour l’organisme. Le bon réflexe n’est pas de “tenir le coup”, mais d’aider le corps à se refroidir.


