- La trousse à pharmacie des vacances doit être simple et surtout adaptée aux conditions du séjour.
- Il faut penser en priorité aux traitements pour les personnes souffrant de maux chroniques.
- Pour traiter les bobos des vacances, penser à un désinfectant, aux pansements... et au ciseaux toujours utiles !
Trop souvent, la trousse santé des vacances se résume à quelques pansements oubliés au fond d’une valise. À l’inverse, certains partent avec une pharmacie entière “au cas où”, sans toujours savoir quand ni comment utiliser les médicaments emportés. La bonne trousse est entre les deux : simple, adaptée au séjour, et surtout compréhensible.
Il n’existe pas de trousse de voyage universelle. Son contenu dépend de l’âge des voyageurs, de leur état de santé, de la destination, de la durée du séjour, du type de vacances et de l’accès possible aux soins. Une semaine en Bretagne avec deux enfants ne se prépare pas exactement comme un trek à l’étranger ou un séjour isolé en montagne. L’Assurance Maladie rappelle que la trousse dépend notamment de l’état de santé, de la destination, de la saison, de la durée du séjour et des conditions d’hébergement. (Ameli)
Le socle de base
Pour les petits bobos, il faut prévoir de quoi nettoyer, protéger et surveiller. Une trousse simple peut contenir : solution hydroalcoolique si l’on n’a pas accès à l’eau et au savon, compresses stériles, pansements de différentes tailles, sparadrap, compresses hémostatiques en cas de coupure, bande de contention, paire de ciseaux, épingle de sûreté, pince à épiler, tire-tiques et thermomètre. Ces éléments font partie du petit matériel utile recommandé par l’Assurance Maladie pour les premiers soins en voyage. (Ameli)
Il faut aussi penser aux risques de saison : protection solaire à indice élevé, crème apaisante en cas de coup de soleil, répulsif anti-moustiques adapté à l’âge et à la destination, chapeau, lunettes de soleil, et éventuellement solution de réhydratation orale pour les jeunes enfants, surtout si l’on part dans une zone où les troubles digestifs sont fréquents.
Les médicaments : seulement ceux que l’on sait utiliser
La trousse ne doit pas devenir un stock de médicaments pris au hasard. Il est recommandé d’emporter des médicaments de base dont on connaît l’usage, les indications et les doses, et de les garder dans leur emballage d’origine avec la notice. Cela évite les confusions entre comprimés, les erreurs de dosage et les prises inadaptées. (Ameli)
Pour la douleur ou la fièvre, il faut respecter les doses selon l’âge et le poids. Chez l’enfant, on n’adapte jamais un médicament adulte “à peu près”. Pour les allergies connues, notamment en cas d’antécédent de réaction grave à une piqûre ou à un aliment, le traitement d’urgence prescrit par le médecin doit évidemment faire partie du voyage.
Les traitements habituels d’abord
La priorité, ce sont les traitements quotidiens : hypertension, diabète, asthme, épilepsie, contraception, traitement cardiaque, traitement hormonal, anticoagulant ou tout autre médicament prescrit au long cours. Il faut en prévoir une quantité suffisante, garder l’ordonnance, et si possible une copie numérique.
En avion, les traitements indispensables doivent rester en cabine. L’Assurance Maladie conseille de placer les médicaments, seringues, aiguilles ou stylos injecteurs dans le sac à main en cabine en cas de traitement long, notamment pour éviter les conséquences d’une perte de bagage. Certains médicaments à basse température doivent voyager en conditionnement isotherme. (Ameli)
Attention à la chaleur
La trousse ne doit pas rester sur la plage, dans une voiture au soleil ou dans un coffre brûlant. Certains médicaments doivent être conservés entre +2 et +8 °C, d’autres à moins de 25 ou 30 °C. L’ANSM recommande d’éviter les expositions trop prolongées aux fortes températures, en particulier dans les coffres ou habitacles de voitures exposées en plein soleil. (ANSM)
Dernier bon réflexe : faire relire la trousse par un pharmacien avant le départ, surtout si l’on voyage avec un bébé, une personne âgée, une femme enceinte, une personne malade chronique ou si l’on part loin. La meilleure trousse n’est pas la plus remplie : c’est celle dont on sait se servir.


