- Tous les répulsifs anti-moustiques ne conviennent pas aux enfants. Certains sont interdits avant l’âge de 2 ans, d’autres sont réservés aux enfants plus âgés.
- Pour savoir si le produit est adapté aux enfants, il faut vérifier l'étiquette.
- Les répulsifs contenant du DEET, de l’IR3535 ou de l’icaridine avec une AMM sont des produits dont l’efficacité et l’innocuité ont été évaluées par l’Anses.
Les enfants ne sont pas épargnés par les moustiques. Plusieurs solutions permettent de les protéger des piqûres et des maladies transmises par ces insectes (comme la dengue, le chikungunya et le zika dans le cas des moustiques tigres). Mais attention, certaines ne sont pas adaptées aux tout-petits, met en garde l’ANSES. L’autorité sanitaire rappelle donc les parades anti-moustiques à privilégier ou à éviter avec les bouts de chou.
Anti-moustiques : bien choisir un répulsif cutané adapté aux enfants
Avant de se tourner vers les anti-moustiques chimiques, il est conseillé d’adopter les bons gestes recommandés par les autorités pour lutter contre les insectes : repérer et supprimer les sources de prolifération des moustiques autour de son logement (les eaux stagnantes comme celles des coupelles des plantes en pot, couvrir les réservoirs d’eau…). Il est aussi recommander de vêtir les enfants de vêtements couvrants pour limiter les zones de peau exposées aux insectes. "Les moustiquaires, notamment pendant les siestes et la nuit, constituent aussi une protection efficace, même quand elles ne sont pas traitées avec un produit insecticide”, indique l’ANSES sur son site internet.
Si malgré ces premières mesures, l’utilisation de produits anti-moustiques reste nécessaire, il faut être particulièrement vigilant. "Les répulsifs cutanés contiennent des substances actives qui assurent leur efficacité, mais qui peuvent aussi présenter une toxicité si l’on ne respecte pas les conditions d’emploi", précise l’agence.
D'ailleurs, certains produits peuvent être interdits aux enfants. Il est donc important de lire l’étiquette et les conditions d’emploi. Elles précisent notamment la tranche d’âge concernée, la dose à appliquer, le nombre maximal d’applications par jour et la durée de protection. "Il est essentiel de respecter strictement ces indications et de choisir un répulsif cutané adapté à l’âge de l’enfant ainsi qu’au contexte d’utilisation, par exemple, « zone tempérée » pour l’Europe ou « zone tropicale » pour les départements d’Outre-mer ou pour certaines régions du monde où l’on peut voyager", ajoutent les experts.
Les répulsifs cutanés anti-moustiques adaptés aux enfants présentent des concentrations en substance active dans le produit et/ou de la quantité à utiliser différentes des produits pour adultes. Ils ont par ailleurs été spécifiquement évalués en termes de risques et d’efficacité chez l’enfant, dans le cadre de la demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) du produit.
"Pour des applications sur la peau contre les moustiques, les répulsifs contenant du DEET, de l’IR3535 ou de l’icaridine peuvent être considérés comme efficaces et sûrs lorsqu’ils disposent d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) et qu’ils sont utilisés conformément aux instructions figurant sur l’étiquette", précise l’ANSES qui participe justement à l’évaluation des produits.
Les répulsifs détenant ce sésame sont identifiables grâce à leur numéro d’AMM inscrit sur l’étiquetage. Par exemple, FR-2026-0150 signifie que l’AMM a été délivrée en 2026 et qu’il s’agit de la 150e autorisation de l’année délivrée par l’Anses.
Répulsif anti-moustique : comment bien appliquer sur la peau d’un enfant ?
Choisir le bon répulsif cutané n’est pas le seul point de vigilance pour protéger les enfants des moustiques. Plusieurs bons gestes sont aussi à respecter lors de l’application :
- Chez les enfants de moins de 12 ans, le répulsif doit toujours être appliqué par un adulte : "Les instructions figurant sur l’étiquette doivent être respectées avec attention, notamment concernant la quantité de produit et le nombre maximal d’applications quotidiennes", précise l’ANSES.
- Le répulsif ne doit jamais être appliqué sur une peau irritée, blessée ou lésée, ni à proximité des yeux ou de la bouche.
- Le produit ne doit pas être appliqué sur les mains des jeunes enfants : en effet, ces derniers pourraient les porter au visage ou à la bouche.
- Pour les produits en spray, il ne faut pas pulvériser la substance directement sur la peau de l’enfant. Des « aérosols » sont susceptibles sinon d’être inhalés ou d’entrer en contact avec les yeux. Le répulsif doit d’abord être appliqué dans les mains de l’adulte avant d’être étalé sur les zones à protéger de l’enfant.
- En cas d’utilisation simultanée d’une crème solaire, appliquer d’abord la protection solaire, puis attendre au moins vingt minutes avant d’appliquer le répulsif.
- Après une baignade, le produit doit être réappliqué si une protection répulsive reste nécessaire, sans dépasser le nombre maximal d’utilisations autorisées par jour.
Huiles essentielles anti-moustiques : des produits dont l’efficacité n’est pas vérifiée
Certains parents, méfiants face aux produits chimiques, se tournent vers les huiles essentielles, comme l’huile de lavandin. "Toutefois, l’efficacité et la sécurité des répulsifs à base d’huiles essentielles, destinés aux enfants comme aux adultes ne peuvent être garanties", prévient l’ANSES qui rappelle que l’efficacité et l’innocuité de ces substances n'ont pas encore été évaluées.
Par ailleurs, elles ne sont pas exemptes d’effets secondaires. Certaines peuvent provoquer des irritations cutanées, des réactions allergiques ou des effets toxiques sur le système nerveux ou le foie. D’autres sont photosensibilisants et peuvent provoquer des brûlures en cas d’exposition au soleil.
Ainsi, l’usage de produits à base d'huiles essentielles - comme les bracelets anti-moustiques ou de dispositifs à fixer sur les poussettes - est déconseillé. Il en est de même avec certains dispositifs non biocides comme les appareils à ultrasons ou les rubans-papiers-autocollants gluants sans insecticide. L’ANSES explique que leur efficacité ne peut être garantie.
"Utiliser un produit inefficace ne protège pas l’enfant des piqûres, et l’expose dans certaines zones géographiques, aux virus potentiellement transmis par les moustiques", ajoutent les experts.



