- Avec les fortes chaleurs, les moustiques doivent se cacher pour survivre car ils n’arrivent pas à réguler leur température corporelle.
- Mais les moustiques devraient bientôt revenir, avec la baisse des températures.
- Pour se protéger des piqûres, l’idéal est de porter des vêtements couvrants et d’installer des moustiquaires chez soi.
Pas de moustiques par temps de canicule ? Alors que l'épisode de chaleurs extrêmes de la fin du mois de juin s'est achevé il y a quelques jours, vous avez peut-être été surpris. Dans certaines régions, les moustiques semblaient avoir disparu, y compris la nuit, même pour ceux qui dormaient les fenêtres ouvertes ! Est-ce lié à la chaleur ? Les moustiques sont-ils vraiment partis ou vont-ils bientôt faire leur retour ? Pourquoi Docteur vous répond.
Avec la canicule, les moustiques se cachent pour survivre
Qu’il s’agisse des moustiques classiques ou des tigres, pas de piqûre dans beaucoup de régions françaises concernées par la canicule historique du mois de juin. La raison est simple : à plus de 30 degrés, ils n’arrivent pas à réguler leur température corporelle, comme l’indique FranceInfo.
"Les insectes n'ont pas de régulation thermique, donc leur température équivaut à celle de l'extérieur, a expliqué Mathieu de Flores, entomologiste à l'Office pour les insectes et leur environnement (OPIE), sur BFMTV. Pendant ces très fortes chaleurs, les moustiques vont chercher à se cacher dans la végétation, éviter de se déshydrater et de mourir. Ils sont donc moins actifs."
En plus de la chaleur, la sécheresse est aussi très difficile à vivre pour les moustiques. L’idéal, pour eux, est plutôt un pourcentage d’humidité de 70 %, comme c’est le cas dans les zones tropicales où il sont très présents. Hors, pendant cette dernière canicule, tout était très sec.
La disparition des moustiques, une situation temporaire
L’humidité offre de meilleures conditions de vie aux moustiques, mais aussi de reproduction. En effet, les larves se développent dans les eaux stagnantes, comme celles d’un arrosoir, d’une coupelle de pots de fleurs, d’un pneu usagé, etc.
Pendant la canicule, tous ces potentiels lieux de ponte étaient secs, ce qui a certainement tué une partie des œufs… mais pour un temps seulement. "C'est juste un répit, conclut Mathieu de Flores. Les pontes se poursuivent et dès que l'humidité fera son retour et que l'on observera des pluies, cela repartira à la hausse." Davantage de naissances, davantage de moustiques et donc davantage de piqûres…
Pour s’en protéger, Santé publique France (SpF) recommande d'éliminer les eaux stagnantes de son domicile et de son jardin, de porter des vêtements couvrants et d’installer des moustiquaires aux fenêtres, sur les portes ainsi que sur les poussettes. Car, au-delà de l’inconfort des piqûres, ce sont surtout les maladies que les moustiques peuvent transmettre qui inquiètent.
Le chikungunya est, par exemple, transmis par l’espèce Aedes albopictus (plus connue sous le nom de Moustique tigre). Toujours selon SpF, 809 cas autochtones de cette maladie ont été identifiés en 2025 en France, un nombre jamais enregistré depuis la mise en place de la surveillance renforcée en 2006.



