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Vrai-Faux

Peut-on changer la posologie de son traitement pendant les vacances ?

En vacances, on oublie parfois une prise, on change d’horaires, on a moins de symptômes ou l’on supporte mal la chaleur. La tentation est grande d’adapter soi-même son traitement. Mauvaise idée : la posologie est une prescription, pas un réglage de confort.

Peut-on changer la posologie de son traitement pendant les vacances ? iStock/rt159




L'ESSENTIEL
  • Les traitements de fond ne peuvent pas être diminuée ou interrompus durant les vacances.
  • En cas de voyage de plus de 48 heures avec un décalage de trois heures ou plus, il faut préparer l’adaptation avec son médecin traitant.
  • Le pharmacien peut aider à organiser un pilulier ou alerter sur un problème.

“Je me sens mieux, je peux diminuer mon traitement” : faux.

Un traitement de fond sert souvent à stabiliser une maladie silencieuse. C’est vrai pour l’hypertension, le diabète, l’asthme, l’épilepsie, les maladies cardiaques ou les traitements anticoagulants. Pour l’hypertension, l’Assurance Maladie rappelle qu’une tension redevenue normale avec le traitement prouve son efficacité, mais ne justifie pas l’arrêt. (Ameli)

“La chaleur peut modifier la tolérance de certains médicaments” : vrai.

Certains médicaments peuvent gêner l’adaptation du corps aux fortes chaleurs, favoriser la déshydratation ou être plus difficiles à conserver. Mais cela ne justifie jamais d’arrêter, de réduire ou d’interrompre quelques jours un traitement de sa propre initiative. L’Assurance Maladie précise que la situation doit être évaluée au cas par cas par le médecin. (Ameli)

“En cas d’oubli, je double la dose suivante” : faux.

C’est l’un des réflexes les plus dangereux. La conduite à tenir dépend du médicament et de l’heure de l’oubli. Pour les antihypertenseurs, l’Assurance Maladie indique de ne surtout pas doubler la dose le lendemain en cas d’oubli d’un jour. (Ameli)

“Avec un décalage horaire, il faut anticiper” : vrai.

Certains traitements doivent rester réguliers. En cas de voyage de plus de 48 heures avec un décalage de trois heures ou plus, l’Assurance Maladie recommande de préparer l’adaptation avec son médecin traitant. (Ameli)

“Un médicament sans ordonnance est forcément sans risque” : faux.

L’automédication n’est pas anodine. Elle peut interagir avec un traitement chronique ou être contre-indiquée selon l’âge, la grossesse, les reins, le foie, le cœur ou le diabète. L’Assurance Maladie recommande de demander conseil au pharmacien et de lire la notice. (Ameli)

“Le pharmacien peut m’aider” : vrai.

Le pharmacien peut vérifier une interaction, expliquer une prise, aider à organiser un pilulier ou alerter sur un problème. Mais il ne remplace pas le médecin pour modifier une prescription de fond.

À retenir : en vacances, on peut adapter son organisation, pas sa posologie. En cas de doute, on appelle le médecin, le pharmacien ou le service médical disponible sur place.

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