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Hypertension : une surveillance à maintenir pendant les vacances

L’hypertension ne prend pas de vacances. Même si l’on se sent bien, il faut continuer son traitement et garder quelques repères de surveillance. Chaleur, alcool, sel, oubli de médicaments, déshydratation ou effort inhabituel peuvent déséquilibrer la tension et justifier un avis médical.

Hypertension : une surveillance à maintenir pendant les vacances iStock/Mariano Garcia Gaspar




L'ESSENTIEL
  • En vacances, le premier réflexe est donc de continuer son traitement lorsque l'on souffre d'hypertension.
  • Les changements d'habitudes quotidiennes peuvent jouer sur la tension.
  • Il faut demander un avis médical si les mesures donnent des chiffres inhabituels.

L’hypertension artérielle est souvent silencieuse. C’est justement ce qui la rend trompeuse : l’absence de symptômes ne signifie pas que tout est réglé. En vacances, le premier réflexe est donc de continuer son traitement. L’Assurance Maladie rappelle qu’en cas d’arrêt du traitement antihypertenseur, la tension remonte rapidement ; des chiffres redevenus normaux prouvent que le traitement fonctionne, pas qu’il faut l’arrêter. (Ameli)

Garder le traitement et les repères

Les vacances modifient les habitudes : apéritifs plus fréquents, repas salés, sommeil décalé, chaleur, baignades, randonnées ou trajets longs. Ces changements peuvent jouer sur la tension, mais ils ne justifient pas une modification de traitement sans avis médical. Les comprimés doivent être pris à l’heure prévue, avec assez d’eau, et transportés dans leur emballage d’origine.

Il faut aussi éviter l’automédication réflexe. Certains médicaments délivrés sans ordonnance peuvent poser problème selon le traitement, l’âge, les reins ou le cœur. En cas de doute, le pharmacien ou le médecin doit être consulté.

Automesure : bien faire

Si l’on possède un tensiomètre, il ne faut pas mesurer sa tension toutes les heures sous l’effet de l’anxiété. La Haute Autorité de santé recommande, pour l’automesure, d’utiliser un appareil validé, de prendre les mesures assis, au repos, avec l’avant-bras posé, et de respecter la “règle des 3” : trois mesures le matin, trois le soir, pendant trois jours. (Haute Autorité de Santé)

Un chiffre isolé élevé après un effort, une contrariété ou un café n’a pas la même valeur qu’une série de mesures anormales au repos. En cas de chiffres tensionnels anormalement élevés en automesure, il faut contacter rapidement un professionnel, mais ne pas modifier seul le traitement. (Ameli)

Quand consulter ?

Il faut demander un avis médical si les chiffres restent inhabituels, si des vertiges, malaises, maux de tête intenses, essoufflement ou palpitations apparaissent, ou si le traitement est mal toléré. Il faut appeler le 15 ou le 112 en cas de douleur thoracique, faiblesse brutale d’un membre, trouble de la parole, trouble visuel, essoufflement important, malaise sévère ou perte de connaissance. L’Assurance Maladie cite notamment douleur thoracique, faiblesse d’un membre et essoufflement comme symptômes anormaux à ne pas négliger chez une personne hypertendue. (Ameli)

En résumé : on continue, on mesure correctement, on ne s’ajuste pas seul, et l’on consulte dès qu’un signe inhabituel apparaît.

Quand consulter ?

Il faut demander un avis médical si les chiffres restent inhabituels, si des vertiges, malaises, maux de tête intenses, essoufflement ou palpitations apparaissent, ou si le traitement est mal toléré. Il faut appeler le 15 ou le 112 en cas de douleur thoracique, faiblesse brutale d’un membre, trouble de la parole, trouble visuel, essoufflement important, malaise sévère ou perte de connaissance. L’Assurance Maladie cite notamment douleur thoracique, faiblesse d’un membre et essoufflement comme symptômes anormaux à ne pas négliger chez une personne hypertendue. (Ameli)

En résumé : on continue, on mesure correctement, on ne s’ajuste pas seul, et l’on consulte dès qu’un signe inhabituel apparaît.

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