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Nouveau-nés : refuser l'injection de vitamine K augmente le risque d'hémorragie

Selon une nouvelle étude, les nouveau-nés n’ayant pas bénéficié d’injection de vitamine K à la naissance ont un risque d’hémorragie 1,5 fois plus élevé. 

Nouveau-nés : refuser l'injection de vitamine K augmente le risque d'hémorragie fizkes/iStock




L'ESSENTIEL
  • Pour limiter le risque de maladie hémorragique chez les nouveau-nés, ils reçoivent plusieurs doses de vitamine K.
  • La première est le jour de la naissance, la deuxième entre le 4ème et le 7ème jour et la dernière un mois après la naissance.
  • Les nouveau-nés qui ne bénéficient pas d’injection de vitamine K à la naissance ont 1,5 fois plus de risque d’hémorragie, selon une nouvelle étude.

Parmi tous les soins que reçoivent les nouveau-nés, l’injection de vitamine K à la naissance vise à les protéger de la maladie hémorragique. Celle-ci est fortement recommandée par les professionnels de santé, mais pas obligatoire. Dans une nouvelle étude, publiée dans la revue JAMA Pediatrics, des chercheurs ont voulu évaluer l'effet protecteur de l'injection de vitamine K contre la maladie hémorragique du nouveau-né. Pour cela, ils ont analysé les données de plus de deux millions de bébés nés entre 2003 et 2021. 

Sans injection de vitamine K, un risque d’hémorragie 1,5 fois plus élevé 

Parmi ces nouveau-nés, en tout, un peu plus de 24.000 n'ont pas reçu d'injection de vitamine K à la naissance. Un chiffre faible en rapport aux deux millions de bébés étudiés, mais dont la proportion a plus que doublé durant la période de ces travaux. En effet, les refus des parents représentaient 0,66 % des avis en 2006, contre 1,50 % en 2021, notent les scientifiques. 

Pourtant, d’après les résultats de cette étude, la vitamine K protège bien les bébés contre la maladie hémorragique du nouveau-né. Dans le détail, les nourrissons qui n'avaient pas reçu l'injection à la naissance étaient 1,5 fois plus susceptibles de souffrir d’hémorragie au cours de leurs six premiers mois de vie. Chez ces petits patients, les chercheurs ont aussi observé un risque d'hémorragie cérébrale trois fois plus élevé.

La vitamine K en gouttes, pas plus efficaces que les injections

À défaut d’injection, certains parents ont accepté que leurs enfants reçoivent de la vitamine K en gouttes. Mais est-ce aussi efficace ? Non, répondent les scientifiques qui ont observé que ces nourrissons présentaient un risque d'hémorragie plus de deux fois supérieur à celui de ceux ayant reçu de la vitamine K par injection. 

La posologie des gouttes est très différente. Sous cette forme, la vitamine K doit être délivrée pendant plusieurs semaines par les parents… ce qui augmente le risque d’oublis ou d’irrégularités dans l’administration des doses. Selon les chercheurs, cela pourrait expliquer que l’effet protecteur des gouttes soit plus faible. 

En France, après la première injection de vitamine K administrée à la naissance, les nouveau-nés dont les parents ont donné leur accord en reçoivent deux autres. Selon le Vidal, la deuxième a lieu entre leur 4ème et leur 7ème jour de vie, puis la dernière un mois après leur naissance.

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