- L’association La Voix des Migraineux rappelle que l’été est une période éprouvante pour les personnes souffrant de migraine.
- La chaleur, la lumière et le bruit peuvent accentuer les symptômes (fatigue intense, troubles cognitifs, nausées…).
- L’intensité des crises incite les patients à annuler les sorties et donc à s’isoler durant la saison estivale.
Cette année, l’été s’installe en avance. Une bonne nouvelle pour la plupart des Français, sauf pour les personnes migraineuses. Dans une nouvelle enquête, l’association La Voix des Migraineux signale que la période estivale est particulièrement éprouvante pour ces patients. Pour rappel, la migraine, qui a un fort retentissement sur la qualité de vie, est un mal de tête pulsatile, unilatéral, survenant par crises. Elle est accompagnée de fatigue intense, troubles cognitifs, nausées, hypersensibilité au bruit, à la lumière ou encore aux odeurs. En été, ces symptômes, déjà très présents au quotidien, peuvent être amplifiés par la chaleur, la lumière et le bruit et ainsi gâcher les vacances, les sorties et les moments partagés.
Migraine : la chaleur, la lumière, le bruit aggravent les crises et rendent le quotidien plus difficile
En effet, le sondage, mené auprès de 1.095 adultes souffrant de migraine chronique, montre qu’en été, la maladie a privé 72 % des participants de sortir avec leurs amis, 53 % de faire des sorties en famille, 46 % d’aller au restaurant, 37 % d’aller au cinéma et 34 % de se rendre à la salle de sport. "Au-delà des activités manquées, la maladie pèse sur le lien social lui-même : 65 % déclarent avoir rencontré des difficultés pour interagir avec les autres au moins de temps en temps, 53 % disent souffrir d’isolement, et 52 % ont le sentiment d’être un poids pour leurs proches." L’étude met aussi en avant une forte détresse psychologique chez une partie des patients, avec des idées noires rapportées par 16 % des répondants très souvent ou tout le temps entre les crises, et par 52 % pendant les crises.
"Pour beaucoup de personnes migraineuses, l’été n’est pas synonyme de répit"
Autre constat : les troubles cognitifs, pouvant être plus importants l’été, sont encore trop peu pris en compte. Entre les crises, 54 % des adultes sondés confient souffrir très souvent ou tout le temps de troubles de l’attention, 48 % de problèmes de mémoire, 34 % de difficultés d’organisation et 29 % de difficultés d’interaction. "Au plus fort de la crise, ces difficultés deviennent massives et contribuent fortement à l’isolement des patients. (…) Pour beaucoup de personnes migraineuses, l’été n’est donc pas synonyme de répit. Avec cette enquête sur la qualité de vie des migraineux, nous voulons rappeler que la migraine est une maladie neurologique invalidante, encore trop souvent minimisée, et qu’il est urgent de mieux écouter les patients pour construire une prise en charge réellement adaptée", a souligné Sabine Debremaeker, présidente de l’association.



