- Le collagène est une protéine présente dans la peau, qui assure son élasticité et sa fermeté.
- On retrouve aussi du collagène dans les os, le cartilage, les ligaments et les tendons.
- Une nouvelle étude dévoile un signe très précoce d’altération du collagène de la peau, identifiable bien avant qu’il ne soit visible.
Il est devenu un argument marketing… Compléments alimentaires, crèmes et autres produits de beauté vantent leur teneur en collagène, censée redonner ou conserver l’aspect jeune de la peau. Cette protéine est en effet impliquée dans l’élasticité et la fermeté cutanée, mais pas uniquement.
La seule quantité de collagène ne suffit pas
Parmi les 28 types de collagène qui existent selon l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), on en retrouve dans les os, le cartilage, les ligaments et les tendons. Mais dans une nouvelle étude, publiée dans la revue ACS Nano, des chercheurs se sont concentrés sur celui de la peau.
Actuellement, l’idée est que plus on a de collagène, plus belle est la peau. À l’inverse, moins on en a, plus elle se dégrade, vieillit… Mais les scientifiques de l'Université d'Hiroshima, au Japon, ont voulu aller plus loin que la seule quantité. Ils ont réussi à identifier un signe très précoce d’altération, invisible à l'œil nu ou via les techniques classiques d’imagerie.
“Les techniques d'imagerie conventionnelles rendent visibles les "briques" qui composent la structure de collagène, mais elles ne permettent pas toujours de voir que les changements subtils dans la manière dont ces briques sont organisées, indique Ali Haider, premier auteur de l'étude, dans un communiqué. C'est comparable à un livre dont l'agencement des mots et des phrases aurait changé, sans qu’il ne manque de pages ou qu’elles soient abîmées.”
Lors de leurs travaux, les scientifiques ont utilisé des techniques d'imagerie optique pour analyser, d’une part, la quantité de collagène, mais aussi son organisation moléculaire. Résultats : il y a une très grande différence entre les deux, ce qui signifie que la simple mesure de la quantité peut donner une image incomplète de l'état de santé de la peau.
Le changement de l'organisation moléculaire du collagène
D’après les chercheurs, la quantité de collagène peut être tout à fait satisfaisante mais son organisation interne défaillante, sans que cela ne se voit à l'œil nu ni avec des techniques classiques d’imagerie. Autrement dit, ce n’est qu’avec des outils de pointe que l’on peut réellement identifier la santé de la peau grâce à ce premier signe de son vieillissement qu’est le changement de l'organisation moléculaire du collagène.
“Le message essentiel de cet article est que le collagène ne doit pas être considéré uniquement comme un réseau de fibres visible, mais comme un matériau dont la fonction dépend de son organisation à différentes échelles, souligne Katsuya Inoue, l'un des auteurs de l'étude. Notre étude montre que des méthodes d'analyse avancées permettent de révéler des changements dans cette organisation invisible, qui ne sont pas détectables en observant uniquement la morphologie des tissus.”


