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Moustique tigre

Dengue : un nouveau cas autochtone en Occitanie

Un nouveau cas de dengue autochtone a été identifié dans l'Hérault. Parallèlement, les opérations de démoustication se poursuivent.

Dengue : un nouveau cas autochtone en Occitanie Pawich Sattalerd/istock




L'ESSENTIEL
  • Un cas de dengue autochtone a été signalé dans l’Hérault.
  • Il s’agit du deuxième cas autochtone détecté cette saison en France métropolitaine et en Occitanie.
  • Des actions préventives ont été déployées pour éviter la propagation du virus dans la commune concernée.

"Un cas de transmission du virus de la dengue à Sète, dans l’Hérault, chez une personne n’ayant pas
voyagé récemment en zone tropicale, a été signalé", prévient l’Agence Régionale de Santé d’Occitanie dans un communiqué daté du 21 juillet 2026.

Il s’agit du deuxième cas autochtone enregistré cette saison dans la région, mais également en France métropolitaine.

Cas autochtone de dengue dans l'Hérault : la prudence est de mise

Les autorités sanitaires précisent que l’état de santé de la personne diagnostiquée avec la dengue n’inspire pas d’inquiétude. Des opérations de démoustication ont été effectuées pour éviter la propagation du virus sur les endroits fréquentés par le malade et les lieux de contamination présumés. Une recherche de cas dans le voisinage a aussi été menée afin “d’identifier d’éventuelles autres personnes contaminées et de retrouver le cas importé à l’origine de la transmission”.

L’ARS d’Occitanie invite les personnes ayant fréquenté la ville de Sète et ayant présenté des signes évocateurs de la dengue depuis mi-juin (forte fièvre d’apparition brutale et maux de tête, nausées, vomissements, douleurs musculaires) sont invitées à consulter leur médecin traitant.

Il est également conseillé de se protéger des piqûres de moustiques en utilisant un répulsif cutané et des moustiquaires pour les bébés et les personnes alitées. Entre le 1er mai et le 16 juillet 2026, l’Occitanie a enregistré au total 22 cas importés et deux cas autochtones de dengue, 9 cas importés de chikungunya et 2 cas importés de Zika.

Technique de l’insecte stérile : la solution contre les moustiques tigres ?

La dengue est transmise par l’intermédiaire de la piqûre d’un moustique tigre femelle (Aedes albopictus) préalablement infecté par le virus auprès d’un malade. C’est pourquoi la démoustication est l’une des premières mesures prises après la découverte d’un cas. Toutefois, face à la présence grandissante de ces insectes en France et en Europe, les experts testent de nouvelles armes contre ces moustiques. L'une d'elles est la technique de l’insecte stérile (TIS). Cela consiste à libérer dans la nature des insectes mâles rendus stériles. Lorsque ceux-ci vont s’accoupler avec les femelles, les œufs ne seront pas viables. Ainsi, progressivement, le nombre d’adultes diminue.

Plusieurs études ont démontré l’efficacité de la méthode. Des travaux publiés dans la revue The New England Journal of Medicine en février 2026 estiment que la TIS a permis de réduire de 72 % l’incidence de la dengue et de plus de 85 % la densité de moustiques à Singapour. Le Cirad a également fait des tests en 2021 à La Réunion et en Espagne. La densité relative des moustiques adultes avait chuté jusqu’à 91 % sur l’île française et jusqu’à 98 % chez nos voisins, par rapport aux zones témoins sans traitement.

Des communes françaises, comme Mions (Rhône), Montpellier (Hérault), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore Sainte-Eulalie (Gironde), ont aussi commencé à tester cette méthode. L’ANSES qui a évalué l’efficacité de la technique, estime que les preuves de son efficacité doivent encore être consolidées et qu’il faut encore surveiller les effets non intentionnels (résistance chez les insectes, perturbation des chaînes alimentaires, modification des dynamiques de transmission des virus à l’être humain, etc.).

"Les lâchers de moustiques ne peuvent pas, à eux seuls, supprimer les nuisances dues aux moustiques Aedes ni les risques de transmission vectorielle. En effet, il s’agit de techniques préventives qui, pour pouvoir être efficaces, doivent être déployées sur le long terme et lorsque les densités de moustiques sont au plus bas. Elles doivent donc être mises en œuvre dans le cadre d’une stratégie de lutte antivectorielle intégrée", ajoutent ses experts.

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