- Près de Caen, une mère de 33 ans a accouché dans sa baignoire après avoir été renvoyée chez elle par la maternité.
- La naissance s'est déroulée avant l'arrivée des secours, mais le bébé et sa mère sont en bonne santé.
- Ce témoignage souligne que le travail peut parfois s'accélérer de manière imprévisible.
Ce qui devait être un accouchement encadré par une équipe médicale s'est transformé en une naissance à domicile, dans l'urgence. Le 9 juillet, près de Caen (Calvados), Chloé Dubosq, 33 ans, a donné naissance à sa fille Camille dans la baignoire familiale, quelques heures seulement après avoir été renvoyée chez elle par la maternité. Une histoire rapportée par le quotidien Ouest-France, qui rappelle à quel point le travail peut parfois évoluer de façon imprévisible.
Une naissance qui se joue en quelques minutes
La veille de la naissance, Chloé Dubosq se rend à la polyclinique du Parc de Caen pour un décollement des membranes, une technique utilisée en fin de grossesse pour favoriser le déclenchement du travail. Selon Ouest-France, cette procédure avait été décidée en raison d'un retard de croissance du bébé. Quelques heures plus tard, des contractions apparaissent. Convaincue que le travail a commencé, la future mère retourne à la maternité. Après examen, une sage-femme estime toutefois qu'il s'agit d'un faux travail et lui conseille de rentrer chez elle, de prendre un bain et un antispasmodique.
Mais durant la nuit, les contractions persistent et s'intensifient. Au petit matin, alors qu'elle prend un bain avant de repartir à la clinique, tout s'accélère. "Appelle les pompiers, la tête est là !", lance-t-elle à son mari, Dimitri, qui appelle immédiatement les secours. "La première phrase, c'était 'dépêchez-vous, on voit la tête'. La deuxième, 'dépêchez-vous, le bébé est né'", raconte-t-il. Les pompiers n'auront pas le temps d'arriver avant la naissance de Camille, venue au monde dans la baignoire. Le nourrisson pesait 2,1 kg pour 44 cm.
"Et si le cordon avait été enroulé autour de sa tête ?"
Si la mère et son bébé sont aujourd'hui en bonne santé, l'émotion reste vive. Le père confie avoir redouté des difficultés respiratoires chez sa fille. De son côté, Chloé Dubosq s'interroge sur ce qui aurait pu se produire en cas de complication : "Et si le cordon avait été enroulé autour de sa tête ? Et si elle n'avait pas trouvé sa respiration ?"
La jeune mère exprime également un regret : "J'aurais aimé qu'on me prenne au sérieux quand je me suis présentée la veille au soir", confie-t-elle à Ouest-France. Si cette naissance rocambolesque se termine heureusement bien, elle illustre la difficulté d'évaluer parfois la progression du travail et rappelle que certaines situations peuvent vite dégénérer, même après un premier examen rassurant.


