- Pour échapper aux moustiques, il faut d’abord les empêcher de naître. Or une petite quantité d’eau stagnante peut devenir un gîte larvaire.
- Pour éviter les piqûres, porter des vêtements longs, amples et clairs est utile.
- L’Assurance Maladie déconseille notamment les appareils à ultrasons, les bracelets anti-insectes, la vitamine B1 et l’homéopathie pour prévenir les piqûres.
La réponse est simple : pour échapper aux moustiques, il faut d’abord les empêcher de naître. Les produits appliqués sur la peau peuvent aider, mais ils ne suffisent pas si l’environnement reste favorable aux larves. Or une petite quantité d’eau stagnante peut devenir un gîte larvaire : soucoupe de pot de fleurs, jouet oublié dehors, bâche, gouttière bouchée, arrosoir, seau, pied de parasol ou récupérateur d’eau mal fermé.
Supprimer l’eau stagnante
Le premier réflexe est donc de faire le tour du jardin, du balcon ou de la terrasse une fois par semaine. Il faut vider les coupelles, ranger les objets qui retiennent l’eau, curer les gouttières, couvrir les récupérateurs d’eau avec un tissu ou une moustiquaire, vérifier les pieds de parasol et entretenir les piscines. L’Assurance Maladie recommande aussi de réparer les fuites et de vérifier les zones où l’eau peut stagner après la pluie ou l’arrosage. (Ameli)
C’est particulièrement important avec le moustique tigre, qui aime les petits contenants d’eau près des habitations. Il se déplace peu : lorsqu’on en voit beaucoup chez soi, le problème vient souvent de très près.
Se protéger au bon moment
Ensuite, il faut éviter les piqûres. Les vêtements longs, amples et clairs sont utiles, surtout le soir ou dans les zones infestées. L’Anses recommande aussi les répulsifs cutanés en respectant les précautions d’emploi, ainsi que les moustiquaires. (ANSES)
Le répulsif ne se choisit pas au hasard, surtout chez l’enfant, la femme enceinte ou une personne à la peau fragile. Il faut lire la notice, respecter l’âge minimal, éviter les muqueuses et les mains des jeunes enfants. L’Assurance Maladie rappelle que les répulsifs doivent être appliqués sur les zones découvertes et que les restrictions d’usage doivent être vérifiées. (Ameli)
Les moustiquaires restent très efficaces, notamment pour les bébés, les siestes, les chambres ou les poussettes. La ventilation et la climatisation peuvent aussi réduire les piqûres, car les moustiques volent moins bien dans un courant d’air. (Ameli)
Se méfier des gadgets
Bracelets anti-moustiques, ultrasons, vitamine B1, huiles essentielles ou homéopathie : ces solutions donnent souvent une impression de protection, mais elles ne suffisent pas. L’Assurance Maladie déconseille notamment les appareils à ultrasons, les bracelets anti-insectes, la vitamine B1 et l’homéopathie pour prévenir les piqûres. (Ameli)
Le bon réflexe n’est donc pas d’acheter le produit le plus prometteur, mais de combiner les gestes : moins d’eau stagnante, plus de barrières physiques, un répulsif adapté quand c’est nécessaire. Contre les moustiques, la régularité vaut mieux que la panique.


