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Sommeil

IMC, graisse abdominale, glycémie : se coucher tard influence votre santé métabolique

Les oiseaux de nuit ont plus de risques d’avoir une mauvaise santé métabolique ou un excès de graisse abdominale, selon une nouvelle étude.

IMC, graisse abdominale, glycémie : se coucher tard influence votre santé métabolique Liudmila Chernetska/istock




L'ESSENTIEL
  • Les couche-tard ont tendance à manger des aliments riches en calorie, en glucides et en lipides tard dans la nuit.
  • Ce rythme alimentaire et de sommeil est lié à des taux plus élevés de graisses corporelles, un IMC plus important et des taux de glycémie et lipides élevés.
  • Cibler les horaires des repas des personnes ayant un chronotype du soir pourrait améliorer leur santé métabolique.

Les couche-tard profitent de leurs longues soirées pour faire ce qu’ils n’ont pas le temps de faire en journée, regarder la télé, lire, mais aussi manger. Et ce n’est pas forcément du meilleur effet sur leur métabolisme, comme le révèle une étude de Griffith University publiée le 7 juillet 2026 dans Frontiers in Nutrition. Les personnes qui ont un chronotype du soir ont plus de risque d’avoir des troubles métaboliques ou un excès de graisse abdominale par rapport à celles qui sont du matin.

Les couche-tard sont plus à risque de troubles métaboliques

Pour comprendre le lien entre le sommeil, les habitudes alimentaires et la santé métabolique, les chercheurs ont suivi 287 femmes européennes et néo-zélandaises âgées de 18 à 45 ans. Des questionnaires ont permis de déterminer si elles avaient un chronotype du matin (lève-tôt) ou du soir (noctambule).

"Les chronotypes influencent nos préférences alimentaires, nos comportements et notre métabolisme", explique la professeure Rozanne Kruger qui a dirigé l’étude. "Les personnes du matin et celles du soir consomment des quantités similaires de nourriture ou d'énergie tout au long de la journée, mais c'est le moment où elles mangent qui était crucial."

L’analyse des habitudes de vie des participantes ainsi que de leurs données médicales montrent que les oiseaux de nuit mangent moins de nourriture entre 3h et 9h59 mais plus entre 20h et 2h59. C’est l’inverse pour les personnes du matin. De plus, les couche-tard avaient tendance à consommer moins de calories et de protéines le matin, et à absorber des aliments riches en calories, en glucides et en lipides tard dans la nuit. Ce rythme alimentaire a été par ailleurs associé à un pourcentage de graisse corporelle plus élevé, à une accumulation de graisses abdominales plus importante et à des taux de glycémie et de lipides plus élevés.

"Consommer des aliments la nuit, alors que nous sommes censés jeûner et dormir, signifie que nous stockons plus de nourriture au lieu de l'utiliser, ce qui peut accroître la susceptibilité à l'obésité et entraîner des problèmes de santé plus graves", ajoutent les auteurs dans leur communiqué. Les femmes qui aiment se coucher et se lever tard affichaient des IMC et un pourcentage de graisses corporelles plus élevés. Leurs profils lipidiques et des indicateurs de régulation de la glycémie étaient également moins favorables que les participantes lève-tôt.

S’appuyer sur la chrononutrition pour réduire les risques métaboliques

"Ces recherches soulignent que le moment où les gens mangent est peut-être tout aussi important que ce qu'ils mangent", souligne la professeure Kruger. Pour elle, ces travaux montrent l'intérêt de la chrononutrition dans la prévention des troubles métaboliques.

De plus, elle ajoute que les personnes avec un chronotype du soir devraient être incitées à faire plus attention aux horaires de leur repas, et surtout de réduire, voire éviter les repas tardifs. Cette simple modification dans les habitudes alimentaires pourrait réduire leur risque d’obésité et de maladies métaboliques.

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