- Plus de 57 millions de personnes vivent avec la démence dans le monde et près de 10 millions de personnes sont diagnostiquées chaque année.
- Jusqu’à 45 % des risques peuvent être attribués à des facteurs de risque modifiables comme le tabac, la consommation d’alcool, l’isolement social, l’inactivité physique, la pollution de l’air ou encore l'hypertension.
- L'OMS a présenté ses lignes directrices actualisées pour lutter contre la démence, le 15 juillet 2026.
Plus de 57 millions de personnes vivent avec la démence dans le monde et près de 10 millions de personnes sont diagnostiquées chaque année. S’il n’y a toujours pas de traitement curatif contre le déclin cognitif, éliminer les facteurs de risque modifiables permet d’éloigner la maladie.
Jusqu’à 45 % des risques de démence pourraient être évités ou retardés en luttant contre le tabagisme, l’alcool, l’isolement social, l’inactivité physique ou encore la pollution de l’air, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Tabac, pollution, maladies : agir sur les facteurs de risque modifiables de la démence
L’OMS vient de revoir les lignes directrices concernant la réduction du risque de déclin cognitif et de démence qu’elle avait présentées pour la première fois en 2019. "Nous disposons aujourd’hui de plus d’informations que jamais auparavant sur les origines de la démence, et ces lignes directrices traduisent ces connaissances en actions", explique le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. "Les pays disposent désormais de recommandations claires et fondées sur des bases factuelles qu’ils peuvent mettre en pratique immédiatement pour protéger la santé cognitive des personnes."
L’agence mondiale préconise plusieurs comportements sains ainsi que des interventions sur le mode de vie pour réduire le risque de démence, notamment l’entraînement cognitif, la stimulation cognitive et la participation à des activités sociales pour les adultes ayant une cognition normale ou présentant une légère déficience cognitive.
Elle appelle également à prévenir les maladies connues pour augmenter les risques neurodégénératifs comme l’hypertension, l’hypercholestérolémie et le diabète. Ses conseils actualisés proposent par ailleurs de développer les interventions favorisant l’augmentation de l’activité physique, l’arrêt du tabac, la baisse de la consommation d’alcool, l’adoption d’une alimentation saine. Elle demande aussi, pour la première fois, la mise en place de mesures visant à réduire l’exposition à la pollution de l’air.
"En tant qu’intervention visant à réduire le risque de déclin cognitif et/ou de démence, les lignes directrices ne recommandent pas de supplémentation en vitamines B et E, en oméga-3, en acides gras polyinsaturés et en multivitamines/minéraux, en l’absence de carence diagnostiquée, du fait du manque de données attestant d’avantages potentiels compensant les effets nocifs inattendus", préviennent les experts de l’OMS.
La démence coûte 1.300 milliards de dollars par an
Pour l’OMS, pas de doute, investir dans la lutte contre la démence est utile au niveau humain, mais aussi économique. La maladie coûte 1.300 milliards de dollars par an à l’économie mondiale, selon ses estimations. La moitié de cette somme correspond aux soins non rémunérés fournis par les familles et les amis.
"Comprendre les facteurs de risque et prendre des mesures pour éviter la démence peuvent améliorer la santé et la qualité de vie, en aidant les personnes à vivre plus longtemps, en meilleure santé et de manière plus autonome", conclut l’OMS dans son communiqué.



