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Ce que dit la science

Ce qu'il faut savoir pour comprendre le risque des UV

Les UV sont invisibles, ne chauffent pas toujours la peau et traversent parfois les nuages. C’est pour cela qu’ils sont si piégeux. Comprendre leur action permet de mieux se protéger : les coups de soleil ne sont qu’une partie du problème, les dommages cellulaires commencent avant la rougeur.

Ce qu'il faut savoir pour comprendre le risque des UV iStock/Chiemi Kumitani




L'ESSENTIEL
  • Les ultraviolets peuvent provoquer des lésions de la peau et des yeux.
  • En France, il faut éviter l’exposition directe entre 12 h et 16 h.
  • L’indice UV mesure l’intensité du rayonnement ultraviolet et le risque associé.

La science est claire : les ultraviolets peuvent provoquer des lésions de la peau et des yeux avant même que l’on ressente un danger. On ne voit pas les UV, on ne les sent pas, et la chaleur n’est pas un bon indicateur. Une journée venteuse ou légèrement nuageuse peut donc donner une fausse impression de sécurité. (World Health Organization)

Des rayons invisibles

Le niveau d’UV dépend de plusieurs facteurs : l’heure, la saison, la latitude, l’altitude, la couverture nuageuse et la réverbération. L’eau, le sable ou la neige renvoient une partie des rayons et augmentent l’exposition. En montagne, les UV sont plus intenses avec l’altitude. À midi solaire, ils sont plus forts qu’en début ou en fin de journée. (World Health Organization)

C’est pourquoi la règle des heures reste utile : en France métropolitaine, il faut éviter l’exposition directe entre 12 h et 16 h, période où les rayons solaires sont les plus intenses. En outre-mer, la plage horaire à risque peut être plus précoce. (info.gouv.fr)

UVA, UVB : deux effets différents

Les UVB sont surtout responsables des coups de soleil. Ils atteignent principalement les couches superficielles de la peau et provoquent la rougeur, la douleur, puis parfois les cloques. Mais il ne faut pas oublier les UVA. Ils représentent la majorité des rayons UV, pénètrent plus profondément dans la peau et sont moins arrêtés par les nuages ou les vitres. Ils participent au vieillissement cutané et aux lésions de l’ADN. (Ameli)

Un coup de soleil est donc un signal visible d’agression, mais l’absence de rougeur ne signifie pas absence de dommage. Les expositions répétées, surtout dans l’enfance, comptent aussi. L’Organisation mondiale de la santé rappelle que les enfants et adolescents sont particulièrement vulnérables aux effets des UV, notamment sur la peau et les yeux. (World Health Organization)

L’indice UV, le bon repère

L’indice UV mesure l’intensité du rayonnement ultraviolet et le risque associé. Plus il est élevé, plus les lésions peuvent survenir vite. L’OMS recommande des mesures de protection dès que l’indice UV atteint 3. En métropole, il atteint couramment 7 ou 8 en été, et peut dépasser 10 en montagne ou lors de conditions particulières. (World Health Organization)

Les gestes efficaces ne reposent pas seulement sur la crème solaire. L’ombre et les vêtements sont les meilleures barrières. La crème vient en complément, sur les zones découvertes, avec une protection UVA/UVB, appliquée en quantité suffisante et renouvelée toutes les deux heures, ainsi qu’après baignade ou transpiration. (Cancer.fr)

Comprendre les UV, c’est donc changer de repère : le danger ne se mesure pas à la sensation de chaleur, mais à l’intensité du rayonnement. Une peau qui ne rougit pas tout de suite peut quand même accumuler des dégâts.

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