- Avoir parfois l'impression de "perdre la mémoire" ne signifie donc pas nécessairement qu'une maladie est en cause.
- Avoir parfois l'impression de "perdre la mémoire" ne signifie pas nécessairement qu'une maladie est en cause.
- Une consultation est recommandée quand les difficultés deviennent répétées.
- Si les troubles sont liés à une cause réversible, leur traitement peut permettre une amélioration des capacités cognitives.
Oublier où l'on a posé ses clés, chercher le nom d'un acteur connu ou ne plus se souvenir d'un rendez-vous arrive à tout le monde. La mémoire est influencée par de nombreux facteurs, notamment l'âge, le sommeil, le stress, les émotions ou certains traitements médicamenteux. Avoir parfois l'impression de "perdre la mémoire" ne signifie donc pas nécessairement qu'une maladie est en cause.
Les oublis du quotidien sont le plus souvent normaux
Dans la majorité des cas, les difficultés de mémoire sont liées à une baisse de l'attention plutôt qu'à un véritable trouble de la mémorisation. Si une information est mal enregistrée dès le départ, il devient naturellement plus difficile de s'en souvenir par la suite, surtout si l'on est fatigué, anxieux ou préoccupé.
Même s'il peut être inquiétant d'oublier pourquoi l'on est entré dans une pièce, où l'on a garé sa voiture ou le prénom d'une personne que l'on croise rarement, ces manques d'attention temporaires ne sont pas en lien avec une baisse des capacités cognitives. Avec un peu de repos et une baisse de la charge mentale, ces petits désagréments rentrent généralement dans l'ordre naturellement.
Quels signes doivent faire évoquer un trouble de la mémoire ?
Ce n'est pas tant l'existence d'oublis qui est préoccupante que leur caractère inhabituel et leur retentissement. Une consultation est recommandée quand les difficultés deviennent répétées, s'aggravent progressivement ou entraînent une perte d'autonomie dans les activités habituelles.
Oublier de façon répétée des conversations récentes, poser plusieurs fois la même question sans se souvenir de la réponse, se perdre dans un environnement familier ou avoir des difficultés à réaliser des tâches auparavant maîtrisées doivent conduire à demander un avis médical. L'entourage est souvent le premier à remarquer ces changements.
Contrairement à une idée reçue, ces symptômes ne sont pas spécifiques de la maladie d'Alzheimer ; ils peuvent aussi être liés à une dépression, un syndrome d'apnées du sommeil, une carence en vitamines, un trouble de la thyroïde, certains médicaments ou même d'autres maladies neurologiques. Seul un bilan médical permet d'en rechercher la cause.
Pourquoi consulter tôt est important ?
Consulter précocement permet avant tout de poser un diagnostic précis en analysant les symptômes, leur ancienneté, leur évolution et le contexte dans lequel ils sont apparus. Selon la situation, le médecin peut proposer un examen clinique, une évaluation cognitive, un bilan sanguin ou, si nécessaire, des examens complémentaires.
Une prise en charge précoce permet de mettre en place un traitement quand il est indiqué, d'organiser un accompagnement adapté et d'aider le patient ainsi que ses proches à mieux comprendre la situation. Si les troubles sont liés à une cause réversible, leur traitement peut permettre une amélioration parfois très importante des capacités cognitives.
En savoir plus : "Tout sur la mémoire" de Bernard Croisile.


