- Les moustiques ne piquent pas tout le monde avec la même intensité.
- Après un effort, on respire davantage, on produit plus de chaleur et les odeurs de peau peuvent être plus marquées. Cela peut rendre une personne plus repérable.
- Les vêtements longs, amples et clairs limitent l’accès à la peau et peuvent réduire les piqûres.
“Certaines personnes attirent vraiment plus les moustiques” : vrai.
Les moustiques ne piquent pas tout le monde avec la même intensité. Des recherches publiées dans Cell ont montré que les personnes les plus attractives pour Aedes aegypti produisaient davantage d’acides carboxyliques dans les émanations de leur peau. Cette signature semble liée à la composition de la peau et de son microbiote. (Cell)
“C’est parce qu’elles ont le sang sucré” : faux.
Les moustiques ne détectent pas le “sucre” du sang à distance. Ils repèrent d’abord des signaux extérieurs : le CO₂ expiré, les odeurs corporelles, la chaleur, l’humidité et parfois le contraste visuel. Le sang n’est atteint qu’après la piqûre. Parler de “sang sucré” est donc une explication imagée, mais pas médicale.
“Transpirer augmente le risque d’être piqué” : plutôt vrai.
Après un effort, on respire davantage, on produit plus de chaleur et les odeurs de peau peuvent être plus marquées. Cela peut rendre une personne plus repérable. Une douche, des vêtements secs et couvrants, et un répulsif adapté peuvent réduire le risque, surtout en fin de journée ou dans les zones où le moustique tigre est présent.
“Éteindre la lumière suffit” : faux.
La lumière peut jouer un rôle pour certains insectes, mais elle n’est pas le principal repère des moustiques qui piquent l’humain. Le moustique tigre, par exemple, pique plutôt le jour. Miser seulement sur l’obscurité ne protège donc pas. Les mesures utiles restent les vêtements couvrants, les moustiquaires et les répulsifs bien utilisés. (ANSES)
“Les vêtements clairs aident” : plutôt vrai.
Ils ne rendent pas invisible, mais ils font partie des recommandations. Les vêtements longs, amples et clairs limitent l’accès à la peau et peuvent réduire les piqûres. C’est particulièrement utile lors des promenades, soirées dehors, zones humides ou jardins infestés. (ANSES)
“La vitamine B1 ou les bracelets anti-moustiques protègent” : faux.
Ces solutions sont séduisantes parce qu’elles semblent simples. Mais l’Assurance Maladie déconseille plusieurs dispositifs insuffisamment efficaces : bracelets anti-insectes, ultrasons, vitamine B1, homéopathie et huiles essentielles, dont l’efficacité est souvent trop brève. (Ameli)
La conclusion est moins magique mais plus utile : on ne choisit pas son odeur de peau, mais on peut réduire les piqûres en couvrant la peau, en supprimant l’eau stagnante et en utilisant les bons répulsifs au bon moment.


