- Une enquête montre que 68 % des personnes atteintes du syndrome de l'intestin irritable sont des femmes, souvent jeunes et actives.
- Chez les patients, 77 % des hommes sont diagnostiqués en moins de deux ans, contre seulement 59 % des femmes.
- "Leurs douleurs sont trop souvent minimisées, renvoyées au stress ou au cycle menstruel."
Crampes abdominales, ballonnements, constipation, diarrhée… Les femmes sont deux fois plus touchées que les hommes par le syndrome de l'intestin irritable (SII), selon l’Assurance Maladie. Une récente enquête, menée par Biocodex (laboratoire expert du microbiote) avec OpinionWay auprès de 501 personnes de plus de 18 ans, confirme que cette maladie, sans gravité mais responsable d’une gêne importante, touche majoritairement les Françaises. Parmi les répondants, 68 % des patients souffrant de ce trouble du fonctionnement de l’intestin sont des femmes, souvent jeunes et actives avec une forte proportion de moins de 35 ans (43 %).
SII : seulement 59 % des femmes reçoivent un diagnostic en moins de deux ans
"En France, le syndrome de l'intestin irritable reste largement méconnu et souvent minimisé, les patients mettant parfois plusieurs années avant d’obtenir un diagnostic et une prise en charge adaptée." En effet, plus d’un tiers des patients attendent plus de deux ans avant d’obtenir un diagnostic. Ce retard est particulièrement observé chez les femmes. Selon les données, 77 % des hommes sont diagnostiqués en moins de deux ans, contre seulement 59 % des femmes. "Leurs douleurs sont trop souvent minimisées, renvoyées au stress ou au cycle menstruel."
D’après le sondage, les défis persistent même après que le diagnostic soit posé. L’étude révèle que 48 % des patients identifient comme principale difficulté le fait de trouver un traitement efficace. "Un constat qui souligne la complexité de la prise en charge du syndrome de l'intestin irritable et l’importance d’un accompagnement personnalisé." En amont, la reconnaissance des symptômes et le sentiment de ne pas être pris au sérieux constituent également des freins majeurs pour plus d’un tiers des répondants.
"Les hommes plus satisfaits que les femmes sur l’ensemble du parcours"
Malgré les difficultés rencontrées, les malades affichent un niveau de satisfaction globalement positif, avec 64 % d’adultes satisfaits de la phase de diagnostic 57 % satisfaits de leur prise en charge. "Les hommes se déclarent plus satisfaits que les femmes sur l’ensemble du parcours." Néanmoins, 40 % des personnes sondées diagnostiquées signalent ne pas être assez informés sur leur pathologie. Pour pallier le manque d’accompagnement et de ressources fiables, 50 % des patientes consultent des sites médicaux et 29 % ont recours à l’intelligence artificielle.


