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Pronostic vital

Cancer du poumon : cette empreinte cérébrale peut prédire les chances de survie

L’activité métabolique cérébrale, mise en évidence par une méthode d'imagerie médicale, est liée à la survie des personnes atteintes d'un cancer du poumon non à petites cellules avancé.

Cancer du poumon : cette empreinte cérébrale peut prédire les chances de survie gorodenkoff/iStock




L'ESSENTIEL
  • Le PETscan établit un lien entre le métabolisme cérébral et la survie des patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules avancé.
  • "Quand le métabolisme est diminué, on a observé que les patients tendaient à avoir une survie moins longue, donc c'est un hypométabolisme cérébral qui semble être de mauvais pronostics", selon les chercheurs.
  • Pour l’heure, ils ne connaissent pas "le mécanisme biologique précis derrière cela."

"Le PETscan/TDM (tomographie par émission de positons / scanner) joue un rôle essentiel dans la prise en charge des adultes souffrant d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC). Cet examen se concentre sur les tumeurs détectées et leurs caractéristiques, sans tenir compte des informations provenant d’autres organes ou tissus", selon des chercheurs de l’Institut Curie. Dans une nouvelle étude, ces derniers ont ainsi voulu savoir si l'absorption moyenne de fluorodésoxyglucose (une molécule dérivée du glucose utilisée en imagerie médicale) par le cerveau était associée à la survie globale chez les patients.

Une faible activité métabolique cérébrale est associée à un meilleur pronostic vital

Pour les besoins des travaux, publiés dans la revue Journal of Nuclear Medicine, l’équipe a recruté 380 personnes âgées en moyenne de 65 ans. Les participants sont atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules avancé et ont bénéficié d’un PETscan/TDM avant de recevoir un traitement entre 2010 et 2023. Les scientifiques ont divisé la cohorte chronologiquement en un "groupe de découverte" de 234 patients examinés jusqu'en 2018 et un "groupe de test" de 146 patients examinés à partir de 2019. Les données cliniques et biologiques, les caractéristiques tumorales et l’activité métabolique cérébrale, observée par le biais de l'absorption moyenne de fluorodésoxyglucose, ont été recueillis.

"Quand le métabolisme est diminué, on a observé que les patients tendaient à avoir une survie moins longue, donc c'est un hypométabolisme cérébral qui semble être de mauvais pronostics. Alors on a testé tout un ensemble de potentiels facteurs confondants, par exemple l'âge. De la même façon, on a testé d'autres hypothèses comme l'inflammation systémique, on pensait que c'était peut-être... finalement un marqueur de l'inflammation systémique des patients. On a aussi écarté cette hypothèse, donc en fait on a testé beaucoup d'hypothèses auxquelles on a pensé ou que des collaborateurs nous ont suggéré, mais pour l'instant, l'hypothèse qui prévaut, c'est peut-être, plutôt un marqueur d'un état fonctionnel général du patient", a expliqué, à France Culture, Irène Buvat, qui a participé aux travaux.

Cancer du poumon : "Le métabolisme cérébral serait donc un indicateur de la vitalité globale du patient"

Dans les conclusions, les auteurs précisent que les patients dont le cerveau consomme le plus de sucre, soit le plus actif métaboliquement, survivent plus longtemps. "Comme si un cerveau qui tourne à plein régime était le signe d'un organisme encore solide, capable de se battre contre la maladie. Le métabolisme cérébral serait donc un indicateur de la ‘vitalité’ globale du patient, mais on n’en sait pas plus pour le mécanisme biologique précis derrière cela."

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