- Une revue de 59 études conclut que les vaccins contenant des adjuvants à base d’aluminium ne sont pas associés à l’autisme, ni à d’autres maladies chroniques comme l’asthme ou le diabète de type 1.
- Les seuls effets indésirables régulièrement signalés sont des réactions au point d’injection (petits nodules ou granulomes), rares, localisés et sans gravité durable.
- Les chercheurs reconnaissent plusieurs limites à leurs résultats et indiquent que les données "ne permettent donc pas d'établir de lien de causalité."
Tétanos, coqueluche, hépatite, méningite… Pour prévenir l’apparition de ces maladies, les nourrissons doivent obligatoirement se faire vacciner. Dans les vaccins prescrits, on retrouve des adjuvants contenant de faibles quantités de sels d'aluminium qui sont couramment utilisées afin de renforcer l'efficacité et la durée d'action du traitement. Malgré de nombreuses preuves, ces vaccins ont été pointés du doigt, pendant des décennies, pour leurs risques sanitaires. Afin de clore ce débat, des scientifiques canadiens ont voulu mener une étude au cours de laquelle ils ont réalisé une évaluation critique des données cliniques relatives aux effets potentiels sur la santé des vaccins contenant des adjuvants à base d'aluminium.
Aluminium dans les vaccins : aucune association retrouvée avec l’autisme
Dans le cadre des travaux, l’équipe a consulté six bases de données scientifiques afin d'identifier les essais contrôlés randomisés et les recherches observationnelles parues jusqu'au 27 novembre 2025 et évaluant les effets sur la santé après une exposition aux adjuvants à base d'aluminium contenus dans les vaccins. Au total, 59 études portant sur divers effets indésirables, notamment l'autisme, l'asthme, les céphalées, les douleurs musculaires et les réactions cutanées (nodules et granulomes) au point d'injection ont été passé en revue. "Les vaccins expérimentaux, les rapports de cas et les articles de synthèse ont été exclus", ont précisé les auteurs.
Les données, publiées dans la revue BMJ, ont systématiquement démontré l'absence d'association entre les vaccins contenant un adjuvant à base d'aluminium et les effets indésirables, notamment l'autisme, le diabète de type 1, l'asthme et les douleurs musculaires. Les études sur la myofasciite à macrophages (maladie musculaire rare) étaient généralement de petite taille et présentaient des limites méthodologiques. Ainsi, elles n’ont pas fourni de preuves crédibles d’une association causale. "Des nodules ou des granulomes persistants localisés ont été rarement observés après la vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, ce qui est compatible avec une hypersensibilité retardée."
Ces résultats confirment le "maintien de l'utilisation des vaccins contenant un adjuvant à base d'aluminium"
En ce qui concerne les effets indésirables fréquents, tels que les céphalées et les douleurs musculaires, les essais n’ont pas mis en évidence d’augmentation significative du risque avec les vaccins contenant un adjuvant à base d’aluminium. Lorsque des différences ont été observées, elles étaient faibles et d’intensité principalement légère à modérée.
"Les données probantes proviennent majoritairement de recherches méthodologiquement limitées. (…) Elles ne permettent donc pas d'établir de lien de causalité entre les vaccins contenant un adjuvant à base d'aluminium et des effets indésirables graves ou à long terme. Ces résultats concordent avec les données de sécurité post-autorisation plus générales, qui soutiennent le maintien de l'utilisation des vaccins contenant un adjuvant à base d'aluminium dans les programmes de vaccination", ont conclu les chercheurs.



