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Autisme : et si cet animal permettait d’identifier les traitements efficaces ?

Une étude sur des poissons-zèbres a permis d’identifier des médicaments potentiels pour la prise en charge des troubles du spectre autistique. 

Autisme :  et si cet animal permettait d’identifier les traitements efficaces ? Monique Shaw/ISTOCK

  • Publié le 10.04.2026 à 11h55
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Le poisson-zèbre s’épanouit dans les eaux tropicales, près du continent indien. Pourtant, on le retrouve dans de nombreux laboratoires, car l’animal partage des similitudes génétiques avec l’être humain. Il est ainsi devenu un outil de recherche pour les scientifiques du monde entier. Récemment, des chercheurs l’ont utilisé pour tester l’effet de différents traitements sur les troubles du spectre autistique. Leurs résultats ont été publiés dans Proceedings of the National Academy of Sciences. 

Le poisson-zèbre, un outil pour décrypter les troubles du spectre autistique 

Cette équipe de recherche de l’université de Yale a précédemment identifié une centaine de gènes associés à l’autisme. "Les recherches ont démontré que ces gènes influencent des processus biologiques fondamentaux du cerveau en développement, tels que la communication neuronale et la régulation de l’expression d’autres gènes", précisent-ils. Chez le poisson-zèbre, ils ont observé les effets de dix gènes dits de "prédisposition à l’autisme" sur différents comportements. Dans ces nouveaux travaux, ils se sont basés sur ces marqueurs comportementaux de l’autisme pour tester des médicaments. L’objectif était de vérifier si ces substances permettaient d’inverser ces comportements chez les poissons-zèbres, porteurs de mutations dans des gènes de prédisposition à l'autisme.

Troubles du spectre autistique : une base de données recensant des médicaments potentiels

774 médicaments approuvés par les autorités sanitaires américaines, ont été testés. Les chercheurs se sont appuyés sur des analyses du sommeil et du "traitement sensoriel" chez des larves de poisson-zèbre "sauvages", ne présentant pas de mutations génétiques. Puis, ils ont poursuivi leurs travaux en se basant sur des modèles statistiques pour observer les effets comportementaux des médicaments chez les poissons porteurs de mutations génétiques. 

Les scientifiques ont identifié des médicaments capables de corriger les troubles du sommeil et du traitement sensoriel associés à des gènes de prédisposition à l'autisme spécifiques. "Ces candidats médicaments ont révélé des voies métaboliques centrales impliquées dans ces gènes de risque d'autisme, notamment les œstrogènes, les microtubules, les mitochondries et le métabolisme lipidique", commentent-ils. Un traitement, appelé lévocarnitine, s’est avéré efficace dans la correction des troubles du comportement, mais aussi dans d’autres effets des troubles du spectre autistique, notamment ceux concernant l’activité cérébrale. À l’issue de ces travaux, l’équipe de recherche a mis au point une base de données pour identifier de nouveaux candidats médicaments pertinents pour les gènes de risque d’autisme. "Nos résultats ouvrent la voie à l'étude des mécanismes d'action de ces médicaments, conclut Ellen J. Hoffman, autrice principale de cette étude. Il s’agit de cibles potentielles pour les personnes porteuses de mutations dans certains gènes de prédisposition à l’autisme."

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