- Les interventions de psychologie positive améliorent la santé cardiovasculaire.
- Au programme : des pratiques incluant méditation, journaux de gratitude ou encore entraînement à l’optimisme.
- Elles agissent via des changements de mode de vie : sport, alimentation...
Et si cultiver notre optimisme avait un impact direct sur notre santé cardiovasculaire ? Une nouvelle étude américaine suggère que certaines pratiques associées à la psychologie positive, comme la méditation de pleine conscience ou la gratitude, peuvent améliorer rapidement certains indicateurs clés du cœur. Cela pourrait ouvrir de nouvelles pistes de prévention.
Des effets mesurables sur le cœur en quelques semaines
Publiée dans la revue Cardiology Clinics, cette analyse menée par Rosalba Hernandez, professeure à l’Université de l’Illinois Urbana-Champaign, s’appuie sur 18 essais cliniques randomisés. Les chercheurs ont examiné l’impact des interventions de psychologie positive, incluant méditation, journaux de gratitude ou entraînement à l’optimisme. Résultat : en seulement quelques semaines, ces programmes ont permis de réduire la pression artérielle, ainsi que certains marqueurs inflammatoires.
"Dans des cohortes souffrant d’hypertension ou après un syndrome coronarien aigu, des programmes de pleine conscience sur huit semaines ont réduit la pression artérielle systolique et les marqueurs inflammatoires", résume Rosalba Hernandez dans un communiqué. Et, sans surprise, plus les programmes se prolongeaient dans le temps, plus la pression artérielle diminuait.
Un mode de vie plus sain
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ces effets ne reposent pas uniquement sur l’état d’esprit. D’après les chercheurs, cette culture du positivisme tend surtout à encourager des comportements plus sains : les participants augmentent leur activité physique (notamment le nombre de pas quotidien), mangent mieux et suivent davantage leurs traitements. "La dose thérapeutique la plus efficace repose sur une pratique quotidienne associée à des séances hebdomadaires sur huit à douze semaines", précise Hernandez.
Au-delà des résultats physiologiques, cette recherche renforce l’idée que l’esprit et le corps sont étroitement liés. "Ces résultats soulignent l’importance de prendre en compte la santé mentale et comportementale dans la prévention cardiovasculaire", affirme Alyssa Vela, coautrice de l’étude. Les experts plaident ainsi pour faire du bien-être émotionnel un pilier de la santé cardiaque.



