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Obstétrique

Grossesse : et si filtrer le sang pouvait empêcher cette complication ?

Des chercheurs ont montré que la diminution de sFlt-1, une protéine impliquée dans la pré-éclampsie très précoce, pouvait réduire la pression artérielle des femmes. 

Grossesse : et si filtrer le sang pouvait empêcher cette complication ? Mykola Sosiukin/iStock




L'ESSENTIEL
  • La pré-éclampsie est une maladie touchant les femmes enceintes, qui peut entraîner de graves complications pour elles et/ou pour l’enfant.
  • Dans une nouvelle étude, des chercheurs ont mis au point une nouvelle méthode pour traiter la pré-éclampsie précoce.
  • Grâce à une technique de filtrage du sang appelée aphérèse, ils ont réduit la quantité de sFlt-1, une protéine impliquée dans la pré-éclampsie précoce.

La pré-éclampsie concerne 2 % des grossesses en France, selon l’Assurance Maladie. Cette complication, qui ne touche que les femmes enceintes, se caractérise par une hypertension artérielle et la présence de protéines dans les urines. 

La pré-éclampsie peut entraîner de graves complications

Si elle n’est pas prise en charge, la pré-éclampsie peut être à l’origine de complications graves. Pour la future mère, les principales sont l’éclampsie, l’hématome rétroplacentaire, le syndrome HELLP (hémolyse, cytolyse hépatique, thrombopénie, de l’anglais Hemolysis, Elevated Liver enzymes, Low Platelet count), l’hémorragie cérébrale et l’insuffisance rénale aiguë). "Dès que la pré-éclampsie est diagnostiquée, la future maman est hospitalisée pour réaliser le bilan et mettre en route un traitement en urgence”, précise l’Assurance Maladie. Pour l’enfant, les trois principaux risques sont un retard de croissance, la prématurité et le décès in utero.

Filtrer le sang pour retirer la protéine sFlt-1 impliquée dans la pré-éclampsie

Dans une nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Medicine, des chercheurs ont mis au point une nouvelle méthode pour traiter la pré-éclampsie très précoce. Elle consiste à retirer sFlt-1, une protéine impliquée dans cette maladie, du sang des patientes grâce à une technique de filtrage appelée aphérèse. Lors de leurs travaux, les chercheurs ont testé cette méthode. Pour cela, ils ont mené deux expériences distinctes : l’une sur des femelles babouins et l’autre sur des femmes. Dans les deux cas, les animaux et les patientes étaient enceintes et atteintes de prééclampsie précoce.

Ainsi, les scientifiques ont observé que leur technique obtenait de bons résultats. Chez les babouins d’abord, ils ont réussi à réduire d'environ 50 % la quantité de sFlt-1. Ensuite, chez les femmes, chaque séance d’aphérèse permettait de réduire d’environ 16,7 % la quantité sFlt-1 et diminuait la pression artérielle des patientes. Mais ce n’est pas tout : cette technique de filtrage du sang a aussi permis de prolonger la grossesse des femmes. La valeur médiane était de 10 jours, contre 4 chez les femmes n’ayant pas bénéficié de l’aphérèse. Pour certaines, le poids du bébé était aussi plus important à la naissance. Enfin, dernier point positif : le traitement était bien toléré par les femmes, sans effets secondaires graves.

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