- Les nanoplastiques mesurent entre 0,001 à 0,1 micromètres (µm).
- La taille des microplastiques va de 0,1 µm à 5 millimètres.
- Dans une nouvelle étude, des chercheurs ont trouvé des nanoplastiques et des microplastiques dans presque tous les échantillons de cerveau humain analysés.
Ils mesurent entre 0,001 à 0,1 micromètres (µm) pour les premiers, de 0,1 µm à 5 millimètres pour les seconds, selon l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). La petite taille des nanoplastiques et des microplastiques leur permet de se faufiler partout… jusque dans nos cerveaux, d’après une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Health.
Jusqu’à 129 microgrammes de microplastiques par gramme
Lors de leurs travaux, les scientifiques ont analysé 191 échantillons de cerveau. Parmi eux, 156 provenaient de patients vivants opérés de tumeurs (de gliomes et de méningiomes) et 35 échantillons de cinq donneurs au cerveau sain décédés.
Résultats : les concentrations de microplastiques étaient plus élevées dans les échantillons provenant de cerveaux atteints de tumeurs, allant jusqu’à 129 microgrammes par gramme. Selon les chercheurs, plus la surface des microplastiques est grande, plus la croissance des cellules tumorales est rapide. Néanmoins, ce lien ne signifie pas qu'ils causent le cancer, précisent-ils. Enfin, dans cerveaux sains aussi, la concentration de microplastiques était importante. La valeur médiane était de 50,3 microgrammes par gramme.
Les nanoplastiques présents dans 100 % des cerveaux sains
D’après les auteurs, les nanoplastiques étaient encore plus présents que les microplastiques dans les cerveau des participants. Ils en ont en effet retrouvés dans la quasi-totalité des échantillons :
- 99,4 % pour ceux atteints de tumeurs ;
- 100 % pour les cerveaux sains.
Les plastiques provenaient essentiellement du PET (polyéthylène téréphtalate, un type très courant dans les produits vendus dans la grande distribution), polyamide (PA) ou encore du PVC.
D’autres études ont déjà mis en avant la présence de microplastiques dans notre organisme. L’an dernier, dans des travaux publiés dans la revue Ecotoxicology and Environmental Safety, des chercheurs en avaient retrouvés dans le liquide folliculaire ovarien de femmes qui suivaient un protocole de procréation médicalement assistée (PMA). Mais ce n’est pas tout, par le passé, des scientifiques avaient déjà montré la présence de microplastiques dans le corps humain, notamment dans le placenta, dans le sang ou encore dans les testicules.
Chaque mois, les Français respirent 900.000 microplastiques et en ingèrent 1,8 gramme environ, d’après une étude publiée dans la revue Environmental Science & Technology. Pour limiter l’exposition à ces substances, l’idéal est de réduire votre usage du plastique. L’UFC-Que Choisir recommande de privilégier l’eau du robinet à celle des bouteilles en plastique, d’utiliser des sacs de courses réutilisables, d’opter pour le vrac pour éviter les emballages et de porter des vêtements en coton et autres matières naturelles plutôt qu’en synthétique.


