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Oncologie

Cancer du sein : «Je suis quasiment en rémission», confie Yaël Braun-Pivet

Au micro d’ICI Gascogne, la présidente de l'Assemblée nationale souligne l'importance du dépistage du cancer du sein, qu’elle combat actuellement à l’aide de l’hormonothérapie.

Cancer du sein : \ Houses of the Oireachtas/Wikipedia CC BY 2.0




L'ESSENTIEL
  • Atteinte du cancer du sein depuis 2022, Yaël Braun-Pivet confie être "quasiment en rémission", car elle a "été dépistée tôt."
  • La présidente de l'Assemblée nationale appelle ainsi les Françaises à ne pas "laisser traîner bêtement une ordonnance pendant des mois" et à vaincre leur peur en se faisant dépister.
  • "On ne se réduit pas à une maladie. Elle ne doit plus exclure", a-t-elle déclaré.

"J'ai de la chance, comme j'ai été dépistée tôt, j'ai pu être soignée correctement et aujourd'hui je suis quasiment en rémission. Je suis encore sous hormonothérapie pendant une année", a déclaré, au micro d’ICI Gascogne, Yaël Braun-Pivet, atteinte du cancer du sein.

Cancer du sein : ne pas "laisser traîner bêtement une ordonnance pendant des mois"

Alors que la présidente de l'Assemblée nationale participait du 1er au 3 mai au "Défi d'Elles", un raid sportif et caritatif à Biscarosse, elle a voulu insister sur la nécessité du dépistage dans le cancer du sein dont elle a souffert. Un dispositif gratuit pour les Françaises de 50 à 74 ans. "C'est hyper important", il ne faut pas "laisser traîner bêtement une ordonnance pendant des mois. (…) Souvent, on est négligente ou parfois même les femmes ont peur, elles ont peur que ça fasse mal, elles ont peur du résultat aussi. Parfois, elles ne veulent pas découvrir ce qu'il peut y avoir. Et donc moi, j'ai été comme toutes les femmes. Je suis une femme politique, mais je suis avant tout une femme. Et c'est cette peur que j'aimerais bien lever en parlant, en le banalisant."

Yaël Braun-Pivet revient sur l’annonce du diagnostic qu’elle a reçu en 2022 : "Vous avez le monde qui s'écroule autour de vous parce que vous ne vous y attendez pas. Et le mot cancer est un mot qui fait encore aujourd'hui très peur. C'est un peu un tsunami avec un sentiment de faiblesse et de passivité, de fatalité, qui s'installe. Donc c'est un moment qui reste très, très douloureux." Cependant, la présidente appelle à "dédiaboliser cette maladie. (…), elle ne doit plus exclure. Au contraire, quand on est malade, on continue à être des femmes, des mères, des citoyennes, des salariées, des chefs d'entreprise."

https://www.pourquoidocteur.fr/MaladiesPkoidoc/880-Cancer-du-sein-les-chances-de-guerison-sont-meilleures-avec-le-traitement-precoce

"Biopsie liquide" : des prélèvements sanguins répétés pour prédire la réponse à l'immunothérapie

Pour rappel, le dépistage du cancer du sein repose sur un examen clinique, plus précisément des seins et des creux axillaires, une mammographie, une échographie et parfois une IRM mammaire. "S'il existe une lésion suspecte du sein, un prélèvement par biopsie au niveau de cette lésion est nécessaire", indique l’Assurance Maladie. Si un diagnostic est posé, plusieurs traitements peuvent être envisagés. En cas de cancer du sein de stade précoce à haut risque, l’immunothérapie est indiquée, mais son efficacité pour réduire la taille des tumeurs reste limitée, selon des chercheurs américains. En outre, "les biomarqueurs de la réponse thérapeutique reposent souvent sur des biopsies tissulaires répétées, invasives et pas toujours réalisables." 

Dans une nouvelle étude, publiée dans la revue Science Translational Medicine, les scientifiques ont ainsi choisi d'utiliser le sang périphérique et le séquençage d'ARN total afin de déterminer la probabilité de réponse à l'immunothérapie et à la chimiothérapie chez 160 femmes souffrant d’un cancer du sein de stade 2 ou 3 à haut risque, négatif pour le récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (HER2). Les participantes ont bénéficié soit d’une chimiothérapie seule, soit en association avec une immunothérapie. "Notre analyse a révélé des corrélations immunitaires avec le sous-type tumoral et la réponse au traitement", ont déclaré les auteurs. Plus précisément, ils ont constaté que cette forme de biopsie liquide permettait de prédire la réponse au pembrolizumab, un médicament d'immunothérapie.

"Bien que des validations soient nécessaires, cette nouvelle biopsie liquide pourrait orienter les décisions en matière d'immunothérapie, personnaliser les protocoles de traitement et faire progresser l'oncologie de précision, non seulement dans le cancer du sein, mais aussi potentiellement dans d'autres tumeurs solides", a conclu l’équipe.

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