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Oncologie

Cancer du sein : un test sanguin pour mieux adapter le traitement

Dans une nouvelle étude, des chercheurs ont découvert qu’un test sanguin basé sur la recherche d’ADN tumoral circulant pourrait aider les oncologues à mieux adapter le traitement du cancer du sein chez les femmes de 70 ans et plus.  

Cancer du sein : un test sanguin pour mieux adapter le traitement Mee photo/iStock




L'ESSENTIEL
  • Des chercheurs ont découvert qu’un test sanguin pourrait aider à mieux adapter le traitement du cancer du sein chez les femmes de 70 ans et plus.
  • Ce test sanguin est basé sur la recherche d’ADN tumoral circulant.
  • Il s’agit de petits fragments de matériel génétique libérés par les cellules cancéreuses.

Et si une simple prise de sang pouvait aider les oncologues à prendre leur décision ? Selon les résultats d'une nouvelle étude publiée dans la revue Clinical Cancer Research, un test sanguin basé sur la recherche d’ADN tumoral circulant leur donnerait des informations cruciales pour mieux adapter le traitement des femmes de plus de 70 ans atteintes de cancer du sein. 

Si le test sanguin est négatif, l’hormonothérapie suffit

Nous constatons que tous les patients ne nécessitent pas le même traitement en fonction de leur seul diagnostic, et que les soins doivent être adaptés à chaque personne, indique le Dr Priscilla F. McAuliffe, chirurgienne oncologue spécialisée dans le cancer du sein et principale auteure de l’étude, dans un communiquéDurant leurs travaux, les scientifiques ont travaillé sur un groupe de femmes, âgées de 70 ans et plus, atteintes d'un cancer du sein à récepteurs d'œstrogènes positifs. Ce terme signifie que leurs cellules cancéreuses ont des récepteurs hormonaux et que la maladie peut donc être traitée par hormonothérapie.

Mais est-ce que la seule hormonothérapie suffit ? C’est justement la question à laquelle ce test sanguin répond. En identifiant ou non la présence de petits fragments de matériel génétique libérés par les cellules cancéreuses, les chercheurs peuvent déterminer si ce traitement suffit ou doit être complété par de la chirurgie ou de la radiothérapie. 

Ainsi, lorsque le test sanguin est négatif, que ce soit au début du traitement ou après le début de l'hormonothérapie, les femmes sont plus susceptibles de présenter une stabilisation de la maladie ou une réduction de la tumeur. D’après les scientifiques, cela signifie que l'hormonothérapie suffit et que des traitements complémentaires, comme la chirurgie ou la radiothérapie, n'amélioreraient probablement pas le pronostic de ces patientes.

Des prises de sang pouvant être faites en ville

En revanche, quand le test est positif, l’hormonothérapie seule pourrait ne pas suffire. Les chercheurs ont en effet observé qu’un tel résultat était généralement associé à une croissance tumorale pendant le traitement. Pour ces patientes, il y aurait donc un intérêt à coupler l’hormonothérapie à d’autres traitements, comme la chirurgie ou la radiothérapie, pour mieux contrôler la tumeur. 

Autre point positif de ce test : les patientes ont pu réaliser les prises de sang dans des laboratoires en ville, sans avoir besoin de se rendre à l’hôpital. “Nous avons fait de gros efforts pour inclure des patients en dehors du centre hospitalier universitaire principal, explique Neil Carleton, principal auteur. Rendre les soins plus accessibles et plus pratiques pour les patients, y compris l’accès aux essais cliniques, est une priorité.

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