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VRS

Ce vaccin protège aussi des otites chez les bébés

Le vaccin nirsevimab, utilisé contre la bronchiolite à VRS, montre aussi une efficacité contre les otites chez les nourrissons. Un bénéfice qui pourrait réduire les infections et limiter le recours aux antibiotiques.

Ce vaccin protège aussi des otites chez les bébés Koldunova_Anna / istock




L'ESSENTIEL
  • Le VRS est impliqué dans une part importante des otites chez les nourrissons.
  • Le vaccin contre la bronchiolite à VRS (nirsevimab) réduit jusqu’à 78 % des otites liées à ce virus.
  • Cette prévention pourrait limiter l’usage des antibiotiques.

Le virus respiratoire syncytial (VRS) est responsable de plus de 3,6 millions d’hospitalisations et 100.000 décès d’enfants de moins de 5 ans chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé. Bien connu pour provoquer des bronchiolites, le VRS joue aussi un rôle clé dans les otites moyennes aiguës. D’après une étude française publiée dans The Journal of Pediatrics, le virus est impliqué dans environ une otite sur quatre chez les nourrissons.

Un risque d’otite liée au VRS réduit de 78 %

Depuis 2023, la France utilise le nirsevimab, un anticorps monoclonal destiné à prévenir les infections à VRS. Initialement conçu pour lutter contre la bronchiolite, ce traitement a finalement montré d’autres bénéfices inattendus. La nouvelle étude française, menée sur 236 nourrissons âgés de moins d’un an, révèle ainsi une diminution de 78 % du risque d’otite liée au VRS chez les enfants immunisés.

En septembre dernier, le docteur Robert Cohen soulignait déjà au micro de RTL : "Nous avons montré une baisse très significative des otites dans la population qui a eu la chance de bénéficier du nirsevimab. La baisse peut être estimée entre 20 et 30%. C'est un effet collatéral positif".

Administré par injection intramusculaire, le traitement nirsevimab s’adresse aux nourrissons dès les premiers mois de vie. Le fait qu’il soit de plus en plus adopté en France, avec une couverture vaccinale en hausse, pourrait d’ailleurs expliquer la baisse observée des diagnostics d’otites ces trois dernières années, selon l’étude.

Moins d’otites, moins d’antibiotiques

Ce n’est pas le seul intérêt du vaccin. "La première cause de prescription d'antibiotiques chez le jeune enfant, c'est l'otite", rappelle le Dr Cohen. Par conséquent, en diminuant les otites, nirsevimab réduit indirectement les traitements médicamenteux et leurs effets secondaires. Au bout du compte, vacciner les nourrissons contre les infections à VRS pourrait contribuer à limiter l’antibiorésistance, qui est aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique. 

En France, la vaccination des femmes enceintes est recommandée. "La future mère est vaccinée pendant sa grossesse et produit des anticorps anti-VRS qui sont transmis à son bébé, précise l’Agence nationale de sécurité du médicament. Ainsi, le nouveau-né bénéficiera d’une immunisation contre le VRS, de sa naissance jusqu’à ses 6 mois." Sinon, il est possible d’administrer un anticorps monoclonal préventif chez le nouveau-né ou le nourrisson. "L’anticorps cible spécifiquement le VRS et empêche le virus d’entrer dans les cellules et de les infecter ; le bébé est protégé contre le virus."

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