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Un cas importé de Martinique

Le chikungunya débarque en Guyane

Par Arnaud Aubry

L'ARS juge que « l'extension de la circulation du virus » du chikungunya est favorisée par la période pluvieuse et de l'intensification des déplacements de personnes.

Peggy Greb/AP/SIPA

Un premier cas de chikungunya a été confirmé en Guyane, selon l'Agence Régionale de Santé (ARS). Ce virus transmis par le moustique du genre Aedes provoque principalement une fièvre élevée, ainsi que des douleurs musculaires et articulaires, souvent invalidantes, entre 5 à 7 jours après la piqûre. Ce premier cas suit la confirmation de deux cas autochtones de chikungunya en Martinique. Et « l’épidémie de chikungunya poursuit sa progression sur l’île de Saint Martin », dans les Caraïbes, comme le note l'Institut de Veille Sanitaire (InVS).


L'ARS note que la Guyane est actuellement en proie à « une période pluvieuse » et à une « intensification des déplacements de personnes » notamment entre les Antilles et la Guyane « à l’occasion des fêtes de fin d’année », deux facteurs « favorables à l'extension de la circulation du virus ». Selon l'InVS, le cas confirmé en Guyane a d'ailleurs été « importé de Martinique ».

Eviter la diffusion du virus

Les mesures de surveillance renforcée et de lutte antivectorielle doivent se poursuivre et s’intensifier pour prévenir la survenue de cas secondaires et l’apparition de foyers pour éviter la diffusion du virus. En mars 2006, le chikungunya avait fait son apparition en Guyane, importée par une personne ayant séjourné sur l'île de Madagascar.

Selon les experts, en Guyane, le moustique Aedes Aegypti peut véhiculer le chikungunya durant environ 3 semaines après avoir piqué une personne qui a le virus.

Conseils pour éviter les risques d'infection


Pour éviter les risques d’infection, le ministère de la Santé appelle à la prudence et rappelle les mesures individuelles de prévention et de protection contre les piqûres de moustiques :

- porter des vêtements longs et couvrants et protéger pieds et chevilles,

- imprégner les vêtements d’insecticides, pour une protection à long terme,

- appliquer ou vaporiser des produits répulsifs adaptés sur toutes les parties découvertes du corps, visage compris (l’application doit être renouvelée fréquemment et au moins 30 minutes après les produits solaires),

- dormir la nuit sous une moustiquaire imprégnée d’insecticides.

Pour les femmes enceintes et les parents d’enfants et de nourrissons, il faut par ailleurs être vigilants sur les produits répulsifs, qui sont déconseillés aux moins de deux mois.