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QUESTION D'ACTU

Virus transmis par un moustique

Chikungunya : deux cas confirmés aux Antilles

Le virus, qui était jusqu'alors inconnu aux Antilles, a déjà touché deux personnes. 30 cas sont également suspectés par l'Agence Régionale de Santé.

Chikungunya : deux cas confirmés aux Antilles Kite/Rex F/REX/SIPA

  • Publié 14.12.2013 à 12h14
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 Le virus du chikungunya a fait son apparition aux Antilles où un début d'épidémie est enregistré à Saint-Martin, selon l'Agence régionale de Santé (ARS) de Guadeloupe et Saint-Martin. Deux cas de chikungunya ont été confirmés début décembre par le Centre national de référence de Marseille. Une trentaine de cas seraient également suspects.
Ce virus, transmis par le moustique Aedes Aegypti, se traduit (entre 4 et 7 jours après la piqûre) par une fièvre d'apparition brutale, supérieure ou égale à 38,5 degrés accompagnée de douleurs articulaires, particulièrement intenses et incapacitantes, touchant surtout les poignets, les chevilles et les phalanges
La maladie se manifeste en outre par des douleurs musculaires et des maux de tête, une fatigue importante et une éruption cutanée ainsi que par des démangeaisons notamment au niveau de la voute plantaire, parfois par des hémorragies bénignes au niveau des gencives, en particulier chez les enfants.

Symptômes proches de ceux de la dengue
Le virus était jusqu'alors inconnu aux Antilles. Les symptômes du chikungunya ressemblent à ceux de la dengue, donc les personnes atteintes par le "chik" ont souvent été traitées pour la dengue, une maladie dont les symptômes sont une forte fièvre s'accompagnant de douleurs exclusivement musculaires (et non articulaires comme pour le chikungunya) et de maux de tête. La dengue est endémique dans les Caraïbes et transmise également par les moustiques.
La majorité des signes cliniques du chikungunya dure en moyenne 5 à 10 jours, mais les douleurs articulaires peuvent subsister plus longtemps. Les formes graves nécessitant une hospitalisation sont rares, précise l'ARS.

Eliminer les gîtes larvaires d'eaux stagnantes

Un dispositif de surveillance renforcé a été mis en place et des études épidémio-entomologiques lancées à Saint-Martin, où l'ARS fait procéder à des pulvérisations mobiles d'insecticide. L'agence a également appelé la population à se protéger « contre les piqures de moustiques. Eliminez tout ce qui peut retenir l'eau dans et autour des habitations », lieux de « gîtes larvaires ». Globalement, l'ARS explique que « les consignes de prévention et les mesures de protection sont identiques à celles mises en œuvre contre la dengue. »

 

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