ACCUEIL > QUESTION D'ACTU > Mal des montagnes : prenez le temps de l'acclimatation

La santé en vacances

Mal des montagnes : prenez le temps de l'acclimatation

Par Marie Martin

Si vous prévoyez de passer vos vacances d'été à la montagne, il est important de prendre en compte les risques liés à l'altitude, notamment le mal des montagnes. Cette affection peut survenir à partir de 2.000 mètres d'altitude. Voici tout ce qu'il faut savoir pour profiter de la montagne en toute sécurité.

den-belitsky/iStock
Le mal des montagnes est une affection pouvant survenir à partir de 2.000 mètres d'altitude, elle est liée à la diminution de la pression atmosphérique.
Les symptômes sont des maux de tête, de la fatigue, des nausées, une perte d'appétit ou des problèmes respiratoires.
Pour prévenir le mal des montagnes, il faut monter lentement en altitude.

Les causes et les symptômes du mal des montagnes

Le mal des montagnes est un trouble qui survient lorsque le corps n'a pas suffisamment d'oxygène en haute altitude. En effet, la diminution de la pression atmosphérique réduit la quantité d'oxygène que les poumons peuvent absorber, ce qui entraîne des problèmes respiratoires. "Environ 20 % des personnes qui montent jusqu'à 2.500 mètres et 40 % de celles qui montent jusqu'à 3.000 mètres présentent une forme quelconque du mal des montagnes" précise le livre de médecine Manuel MSD.

Le mal des montagnes peut se manifester de différentes façons : maux de tête, fatigue, nausées, irritabilité, perte d'appétit, problèmes respiratoires. Ces symptômes peuvent être plus ou moins sévères en fonction de l'altitude et de la sensibilité de chaque personne. Dans les cas les plus graves, le mal des montagnes peut entraîner un œdème pulmonaire ou cérébral, voire un coma nécessitant une intervention médicale d'urgence.

Comment prévenir le mal des montagnes

La meilleure façon de prévenir le mal des montagnes est de monter lentement et de s'acclimater progressivement à l'altitude. "L'altitude à laquelle dorment les personnes est plus importante que l'altitude maximale atteinte durant la journée" explique le Manuel MSD. Au-dessus de 3.000 mètres, il convient de ne pas augmenter son altitude pour dormir de plus de 300 à 500 mètres par jour et d'inclure un jour de repos, à la même hauteur, toutes les trois ou quatre nuits.

Il est également important de s'hydrater régulièrement et de ne pas faire d'efforts physiques intenses au cours des premiers jours. Pour les personnes qui sont particulièrement sensibles à l'altitude, il est possible de prendre des médicaments en prévention, tels que l'acétazolamide ou le dexaméthasone.

Que faire en cas de mal des montagnes

Si vous ressentez des symptômes de mal des montagnes, il est important de vous reposer et de boire beaucoup d'eau. Il n'est pas trop tard pour ingérer les médicaments préventifs mais il vous faudra arrêter le traitement à l'acétazolamide au début de la descente ou après quelques jours à l'altitude maximale. Si les symptômes persistent ou s'aggravent, il est recommandé de redescendre à une altitude plus basse. Dans les cas les plus graves, l'administration d'oxygène peut être nécessaire, voire l'intervention d'une équipe médicale d'urgence.