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L’Argentine légalise l’avortement jusqu’à la 14e semaine de grossesse

Mercredi 30 décembre, le Congrès argentin a adopté à une large majorité le projet de loi légalisant l’interruption volontaire de grossesse. Les femmes pourront désormais avorter sans condition jusqu’à la 14e semaine de grossesse.

L’Argentine légalise l’avortement jusqu’à la 14e semaine de grossesse Roberto Michel/iStock

  • Publié le 30.12.2020 à 18h00
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L'ESSENTIEL
  • Le Sénat argentin vient d'approuver un texte de loi légalisant l'avortement sans condition jusqu'à la 14e semaine de grossesse.
  • L'Argentine devient le quatrième pays du sous-continent américain à autoriser l'interruption volontaire de grossesse.

Un vote historique. Deux ans après un premier rejet, les sénatrices et sénateurs argentins ont approuvé, à une large majorité (38 voix contre 29) le projet de loi légalisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG), déclenchant la liesse de milliers de partisans du “oui” et de militantes féministes rassemblés dans le quartier du Congrès à Buenos Aires.

38 000 femmes hospitalisés chaque année après une IVG clandestine

Pays conservateur à forte influence catholique, l’Argentine devient donc, après Cuba, l'Uruguay, le Guyana et la province de Mexico, l’un des territoires d’Amérique Latine à autoriser l’avortement sans condition, et ce jusqu’à 14 semaines de grossesse. Jusqu’ici, et depuis 1921, l’avortement n’était autorisé qu’en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Chaque année, entre 370 000 et 520 000 avortements clandestins sont pratiqués en Argentine, ce qui conduit 38 000 à être hospitalisées suite à des complications.

Au terme de douze heures de débat, le projet de loi, déjà approuvé en première lecture le 11 décembre dernier, a donc été définitivement adopté à quatre heures du matin. Il était soutenu par le gouvernement du président Alberto Fernández, au pouvoir depuis décembre 2019.

“La loi a été votée ! La marée verte a fait de cette lutte et de cette militance une réalité. Aujourd’hui, nous avons franchi un pas immense, et nous sommes chaque jour un peu plus proches de l’Argentine dont nous rêvons. Nous sommes en train d’écrire notre destin, nous sommes en train de marquer l’histoire", s’est réjouie sur Twitter Elizabeth Gomez Alcorta, ministre argentine des femmes, des genres et de la diversité.

Objection de conscience pour les médecins

Tout n’est en revanche pas gagné pour les femmes argentines. Pour rallier le vote des sénateurs argentins les plus réfractaires, le texte inclut le droit pour les médecins de faire valoir leur “objection de conscience”, même s’ils doivent diriger la patiente vers un autre établissement pratiquant des IVG. “Nous allons lutter pour que l’objection de conscience ne soit pas un obstacle à l’accès des femmes à l’avortement. Nous savons que les pressions de secteurs conservateurs sont très fortes dans certaines régions et que nous devrons rester attentives", affirme Silvia Ferreyra, coordinatrice nationale de l’organisation féministe Mumala (les Femmes de la matrie latino-américaine), citée par Le Monde.

De son côté, le sénateur membre de la majorité Sergio Leavy a rappelé lors des débats au parlement que “cette loi n’oblige pas à avorter, elle ne promeut pas l’avortement, elle lui donne seulement un cadre légal".

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