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Métabolisme

Santé : faire du sport une fois par semaine est bénéfique

Par Mathilde Debry

Faire une seule séance de sport par semaine suffit à préserver le métabolisme. 

Maridav / istock

Vous savez bien qu’il faut faire du sport, mais rien à faire, vous n’aimez pas ça. Et bien sachez qu’une seule séance par semaine suffit à préserver le métabolisme, selon une nouvelle étude.

Des bénéfices pouvant durer plusieurs jours

"Il ne faut pas beaucoup d’exercice pour modifier l’activité des neurones, indique le docteur Kevin Williams, neuroscientifique à l’UT Southwestern (États-Unis) et directeur de la recherche. Sur la base de nos résultats, nous pensons que sortir et faire de l’exercice même une fois de manière semi-intense peut apporter des bénéfices pouvant durer plusieurs jours, en particulier en ce qui concerne le métabolisme du glucose", précise-t-il.

Son équipe a montré que les neurones des souris qui influencent le métabolisme sont actifs jusqu'à deux jours après un entraînement.

Diminution de l'appétit

Plus précisément, l’expérience a mesuré les effets de l'exercice à court et à long terme sur deux types de neurones qui composent le circuit cérébral de la mélanocortine, qui est commun aux humains et aux souris. L'un des types de neurones (POMC) est associé à une diminution de l'appétit, à une baisse de la glycémie et à une augmentation de la consommation d'énergie lorsqu'il est activé. A l’inverse, l'autre type de neurone (NPY/AgRP) augmente l'appétit et diminue le métabolisme.

Une seule séance de sport peut stimuler l'activité des neurones POMC et inhiber le neurone NPY/AgRP pendant deux jours. Les scientifiques ont également constaté qu’un entraînement (consistant en trois courses de 20 minutes sur tapis roulant) provoquait une diminution de l'appétit qui pouvait durer jusqu'à six heures. "Ce résultat pourrait expliquer pourquoi de nombreuses personnes n'ont pas faim immédiatement après l'exercice", déduit Kevin Williams.

Régulation du glucose

Son étude ouvre également de nouvelles perpectives pour chez les patients atteints de diabète. "Cette recherche ne vise pas uniquement à améliorer la condition physique. Une meilleure compréhension des liens neuronaux avec l’exercice peut potentiellement aider à traiter un certain nombre de conditions affectées par la régulation du glucose", conclut le scientifique.

Selon un récent sondage, 50% des Français déclarent ne pas faire de sport. Un Français sur dix est aussi atteint de diabète, et entre 500 000 et 800 000 diabétiques ignorent qu’ils sont malades.