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Réveillon du 31

14 juillet et Foot: pétards et feux d’artifices interdits dans de nombreuses régions

Par Dr Philippe Montereau

Pour le 14 juillet et la Coupe du monde de Football, il faudra faire sans pétards ni feux d'artifice. C’est désormais interdit dans de nombreuses régions, car c’est dangereux.

Ben-Schonewille/istock
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A l'occasion de la fête nationale du 14 juillet et de la Coupe du Monde de Football, les pétards et les feux d’artifices sont interdits à la détention, au transport et à l’utilisation pour les particuliers dans certaines régions, comme la Lorraine ou la Picardie. Une décision discutée mais logique, et pas seulement liée aux attentats.

En 2016, dans le Bas-Rhin, 42 personnes ont été blessées à la suite de l’utilisation d’un pétard selon la préfecture du Bas-Rhin. Près de la moitié avait moins de 16 ans et les lésions ont touché principalement les yeux ou les mains.

Un impératif : surtout pas de gros pétard ni de pétards "bricolés" ou mis dans des bouteilles... et il vaut mieux recourir à des artificiers professionnels pour manipuler le matériel nécessaire à un feu d'artifice. Il existe des valises prêtes à l’emploi, mais il ne faut jamais oublier qu’il s’agit d’explosifs

Une fête mais un danger

Bien sûr, un pétard qui explose, c'est festif. Tout le monde a au moins un ou deux souvenirs d’enfance à ce sujet. Le problème, c’est que c’est également dangereux...surtout pour les petits frères.

Les accidents dus aux pétards touchent 9 fois sur 10 des garçons, entre 10 et 14 ans dans 50% des cas. Ce sont essentiellement des brûlures, voire des lésions des mains, mais aussi de la face et surtout des yeux, ainsi que des traumatismes des oreilles.

Le souffle de l’explosion, projette à vive allure des particules incandescentes, des débris de pierres, de verre ou de bois, à l’origine de délabrements des parties du corps qui sont difficiles à réparer, même pour un chirurgien très averti.

La chirurgie réparatrice est sur le pied de guerre

Chaque année, les spécialistes de la chirurgie de la main et des yeux voient arriver de trop nombreuses victimes des engins explosifs les plus puissants. Ils sont confrontés à des conséquences lourdes pour les jeunes victimes, avec plusieurs cas de perte complète et définitive d’un doigt ou de la vision d’un œil, voire des énucléations, c’est-à-dire la nécessité de l’ablation totale du globe oculaire.

On estime que plus d’une fois sur deux, les blessures dues aux pétards nécessitent des soins hospitaliers, ce qui veut dire que ce type d’accident est grave…et que c’est un mauvais endroit pour passer le 14 juillet.

Un contexte souvent alcoolisé

Très souvent, ce n’est pas le pétard qui est directement en cause mais le contexte, l’alcool, la fête, le fait qu’un jeune « artificier » mette le pétard dans un autre objet, comme une bouteille en verre. Ces blessures graves, se rencontrent le plus souvent chez les enfants de 1 à 4 ans qui « assistent » leur grand-frère.

La prévention passe donc aussi par l’éloignement des spectateurs en général, surtout s’ils sont bien éméchés, et des enfants en particulier.