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QUESTION D'ACTU

Nouvelle piste thérapeutique

Cancer du sein triple-négatif : de nouvelles cibles thérapeutique

Les cancers du sein dits « triple négatifs » n'ont pas de marqueurs connus à la surface de leur cellules et peuvent résister aux traitements les plus modernes. Des chercheurs américains et britanniques ouvrent une nouvelle piste pour une thérapie ciblée.

Cancer du sein triple-négatif : de nouvelles cibles thérapeutique OtnaYdur/epictura

  • Publié 06.02.2018 à 16h32
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Il existe trois types de cancer du sein. Le cancer hormono-dépendant qui a des récepteurs hormonaux (progestérone et/ou estrogène) et est donc accessible à un traitement hormonal, le cancer HER2 positif, qui a une protéine de membrane et à qui ont peut donc administrer un anticorps spécifique, et le cancer « triple négatif », qui n’a ni récepteur hormonal ni protéine de surface caractéristique, et est donc de traitement plus délicat. La moitié des femmes souffrant de ce type de cancer voient leur maladie résister aux traitements. 
Des chercheurs américains et britanniques ont donc essayé d’analyser les caractéristiques de ce cancer afin de trouver un marqueur de membrane spécifique. Ils publient leurs résultats dans la revue Cell Reports. 

Des protéines au cœur de la recherche 

Des études antérieures ont permis de constater que dans les cas de cancers triple négatifs, les malades perdaient une protéine, la protéine du rétinoblastome. 
C’est cette dernière qui permet normalement d’éviter la formation de tumeur. On la qualifie donc de « suppresseur de tumeur ». 
Selon les chercheurs, il faut se concentrer sur l’absence de ce suppresseur de tumeur pour trouver de nouveaux traitements. 
Les tumeurs de cancers triple-négatifs sont par ailleurs sensibles aux médicaments ciblant les protéines responsables de la division cellulaire (PLK1 et AURK), et la protéine importante dans la réplication de l’ADN (CHK1). 

Biomarqueur et traitement adapté 

Une sensibilité due au fait que les malades souffrant d’un cancer du sein triple négatif, avec absence de protéine de rétinoblastome, ont beaucoup de ces protéines, considérées comme des biomarqueurs. 
Concrètement, un biomarqueur est une substance, produite chez chacun de nous en faible quantité. Lorsque son taux est excessif, c’est qu’il y a un dysfonctionnement, et donc peut-être un cancer. 
C’est un premier pas dans la recherche translationnelle pour découvrir des traitements adaptés. Prochaine étape : analyser l’effet des traitements inhibiteurs de PLK1, AURK et CHK1 afin de voir s’ils agissent également sur le développement du cancer triple négatif. 

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