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QUESTION D'ACTU

Cancer du colon

Les médecins recommandent la coloscopie pour les personnes à risque

Les spécialistes veulent convaincre les personnes à risque élevé de se soumettre à une coloscopie. Pour éviter le cancer colorectal, particulièrement meurtrier, lorsqu'il n'est pas pris à temps.

Les médecins recommandent  la coloscopie pour les personnes à risque GOMBERGH/SIPA

  • Publié 09.03.2013 à 09h42
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« Tant qu'il est localisé, la survie à cinq ans est de 95%, mais si ça passe la barrière du côlon, la survie tombe à 50%. Si on arrive plus tôt, avant les symptômes, on peut sauver les patients du cancer colorectal », indique le Dr Anne-Laure Tarrerias, présidente du Club de réflexion des cabinets et groupes d'hépatogastro-entérologie (Cregg), à l'occasion de la présentation de la cinquième journée d'information sur la prévention du cancer du côlon par endoscopie qui se déroulera mardi 26 mars.
Pour tenter de faire baisser la courbe des décès de ce cancer qui reste encore aujourd'hui très mortel, les médecins spécialistes cherchent à mieux informer les personnes à risque élevé. Leur but, inciter ces populations à se soumettre à une coloscopie.

Pour tenter de dépister le cancer colorectal, deux outils existent actuellement. Le test Hemoccult est utilisé en premier lieu pour un dépistage organisé destiné à la population générale. Il diminue de 30% le risque individuel mais ne rencontre que 30% de participation (31,7% en 2010-12). Il existe également la coloscopie pour les personnes à haut risque « qui divise par deux la mortalité, pour un risque de complications d'un à deux cas pour 1.000 », précise la présidente du Cregg. Enfin, un nouveau test de recherche de sang dans les selles devrait être opérationnel pour 2014. Il s'agira d'un test immunologique très attendu des spécialistes car deux fois plus efficace que l’actuel test Hemoccult pour détecter les lésions potentiellement cancéreuses.

 

Estimant que la coloscopie est trop peu pratiquée, les spécialistes tentent encore et toujours d'informer sur le fait qu' « enlever un polype bénin peut éviter un cancer du côlon ». Mais les professionnels de santé le précisent, la coloscopie reste un examen concernant uniquement les personnes à risque élevé. Une population aujourd'hui bien identifiée.


Les populations à risque

« Ces risques élevés sont liés à des facteurs de risques familiaux (un parent atteint avant 60 ans, deux parents avec polypes), à des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (Mici) ou à l'obésité. Les personnes concernées sont souvent mal informées de leur surrisque mais comme elles représentent 20% des cas, une meilleure information pourrait permettre de réduire de 5.000 le nombre de cancers colorectaux sur cinq ans », rapporte le Pr Christophe Cellier, président de la Société française d'endoscopie digestive (Sfed). Pourtant, les problème subsistent. Les campagnes d'information mise en place restent difficiles à comprendre pour le grand public et le manque d'information pour les personnes à risque demeure.

 « On observe encore pas mal d'idées fausses avec des personnes à risque élevé qui font un test Hemoccult, ce qui n'est pas adapté car sa sensibilité n'est que de 50%, et le cancer est manqué. Certaines se sentent protégées avec un Hemoccult négatif alors qu'elles ont des symptômes. D'autres ne font pas de coloscopie en présence d'une rectorragie, après 50 ans, en pensant que ce sont des hémorroïdes », souligne le Pr Christophe Cellier. Ce dépistage mal compris, génère pourtant de nombreux morts.

 

En effet, comme le rapelle le Dr Anne-Laure Tarrerias, « le cancer colorectal tue beaucoup: avec 40.500 nouveaux cas en France en 2011, il est le troisième cancer en incidence mais le deuxième en mortalité avec 18.000 décès par an, et on aimerait que ça change. Pour cela, il faut le prévenir et le dépister plus tôt » conclut-elle.

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