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Vaccination, répulsifs

Voyages : comment protéger sa santé

Par Anne-Laure Lebrun

Avant de partir à l'étranger, plusieurs précautions doivent être prises pour éviter de contracter la fièvre jaune, le paludisme ou le Zika. 

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Les vacances d’été approchent. Et pour ceux qui préparent un séjour à l’étranger, certaines précautions s’imposent. Il serait dommage qu’un virus ou une bactérie vous gâche les vacances. Vaccins, traitement préventif, Pourquoidocteur a sélectionné les nouvelles recommandations du Haut Conseil à la Santé Publique (HSCP) qui viennent de paraître.


Fièvre jaune

Première étape : vérifier que le carnet de vaccination est à jour. Pour les voyageurs se rendant en Afrique ou en Amérique du Sud, la vaccination contre la fièvre jaune peut être exigée. C’est le seul vaccin obligatoire aujourd’hui.

Cette maladie transmise par le moustique est endémique dans 34 pays d’Afrique et 13 pays d’Amérique latine. En 2017, une importante épidémie est survenue au Brésil, poussant l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à inclure le pays dans les zones de vaccination obligatoire.

Chaque année, 130 000 cas sont recensés, dont 44 000 décès. Aussi, en raison de ces risques importants, le vaccin antiamaril est-il recommandé à partir de l’âge de 9 mois. Les femmes enceintes ou allaitantes peuvent aussi en bénéficier (l’allaitement devra être suspendu les deux semaines suivant l’injection).
Le vaccin doit être réalisé au moins 10 jours avant le départ. Il apporte une protection optimale pendant 10 ans. C’est le seul moyen efficace d’éviter la fièvre jaune.

Le paludisme

Selon le pays visité, la prise de traitements antipaludéens en préventif peut être vivement recommandée. Cette maladie parasitaire transmise par les moustiques est très présente dans les zones tropicales, et est fréquemment importée sur le territoire par les voyageurs.
« En 2016, le nombre de cas de paludisme d’importation a été estimé à environ 4 735 pour l’ensemble de la France métropolitaine », indique le HCSP.

Une prévalence stable depuis plusieurs années. Elle pourrait pourtant être réduite grâce à la protection contre les piqûres de moustiques et l’observance aux traitements. Quatre médicaments différents peuvent être prescrits. Le médecin proposera un antipaludéen selon le pays visité, la durée du séjour, l’existence d’une grossesse ou les éventuelles contre-indications. Les enfants de plus de 3 ans peuvent être traités.

Quelle que soit la molécule choisie, il est préférable de démarrer le traitement 10 jours avant le départ afin d’apprécier la tolérance au traitement. La prise doit aussi être poursuivie après le retour.


Zika, dengue, chikungunya…

Ces trois virus ont fait beaucoup parler d’eux l’an dernier. Transmis par les moustiques qui piquent plutôt le jour, les Aedes, ils sévissent en Afrique, Amérique du Sud, Asie ou encore le Pacifique.

La seule protection contre ces maladies virales est l’usage de répulsifs et de moustiquaires imprégnées d’insecticide. L’application de répulsifs cutanés doit être renouvelée toutes les 4 à 8 heures. Le port de vêtements longs est aussi un moyen simple et efficace.

Concernant le virus Zika, les experts recommandent aux femmes enceintes ou celles désirant avoir un enfant d’éviter les régions endémiques en raison des graves conséquences pour le fœtus. Malgré la fin de l’épidémie, des cas continuent à être signalés dans les régions endémiques.
Ainsi, « il faut rester extrêmement vigilant quant aux complications néonatales, dont la fréquence est certainement très élevée si l’on ne se focalise pas uniquement sur les microcéphalies, partie émergée de l’iceberg », soulignent Eric Caumes et Daniel Camus, président et vice-président du Comité des maladies liées aux voyages et des maladies d’importation (CMVI) du HCSP.